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La déroute immobilière d'un scientologue rebondit dans les Hautes-Alpes

C'est une très grosse affaire commerciale jugée à Angers qui a des répercussions jusqu'à la Grave, dans les Hautes-Alpes. Jean-François Charpenet, âgé de 66 ans, a fondé pas moins de 52 sociétés civiles immobilières. Son créneau ? La vente à réméré, entre autres. C'est-à-dire qu'il achète un bien à une personne qui a besoin d'argent. Le vendeur lui verse un revenu et peut, part un contrat, racheter son bien s'il parvient à restituer le prix de la vente.

Ce mercredi, à huis clos, le tribunal de commerce d’Angers examine "les résultats de 17 sociétés en cessation de paiements, plombées d’un passif cumulé de 14,7 millions d’euros", écrit le quotidien Libération. On apprend également que l’administration fiscale et la Mission interministérielle de lutte contre les dérives sectaires, "suivent de très près cette affaire".

Jean-François Charpenet, l'homme aux nombreux biens, est en effet membre de la Scientologie. Et ses méthodes pour acquérir des biens semblent décriées.

Exemple dans les Hautes-Alpes, à la Grave dans le Briançonnais. Thérèse Fantini a besoin d'argent rapidement. Elle a donc vendu six appartements à Jean-François Charpenet. Son avocat raconte la suite dans Libération. "Dès qu’il a obtenu la signature de vente de ses six appartements à La Grave (Hautes-Alpes), le monsieur très aimable n’est plus du tout fréquentable. Ma cliente était en grosses difficultés financières, fragile, nerveusement fatiguée, la banque refusait de lui prêter. Elle voulait que ça aille vite. Elle s’est fait embobiner et a signé, avec le seul notaire de Charpenet qui ne l’a pas conseillée comme il est tenu de le faire.", déclare maître Xavier Delachenal, avocat de Thérèse Fantini.

Jean-François Charpenet, le scientologue aux méthodes critiquées, devra s’expliquer prochainement au tribunal de Gap car il est poursuivi pour taux usurier (17 % d’intérêts perçus).

Selon Libération, il recevait des indemnités d’occupation de "27 600 euros par an pour ces six appartements à la Grave. Il peut aussi les vendre à 415 000 euros alors que l'achat était de 171 000 euros".

D'autres personnes, en France, se disent victimes "de pressions et prises à la gorge au moment de signer".

Jean-François Charpenet a t-il abusé des ces personnes ? C'est à présent à la Justice de trancher.

 

Source : Libération et le Figaro

Hautes-Alpes
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