FOND_PAYS_EN_BIO_04_2016

Assises de Gap : le meurtre de Laragne jugé lundi et mardi

Le meurtre de Laragne est jugé lundi et mardi à la Cour d'Assises de Gap. Le 3 mai 2015, le corps de Michel Novelli, âgé de 43 ans, avait été retrouvé près d'un torrent à Laragne. Principal accusé dans cette affaire : Christian Gendre, un habitant de Serres de 42 ans à l'époque et ami d'enfance de la victime. A l'époque, il s'était dénoncé aux gendarmes. "Un homme sans histoires et très discret", selon le voisinage.

C'est dans le quartier des Flamenches, à Serres, que vivait Christian Gendre, auteur présumé du meurtre de Michel Novelli à Laragne. Sur place, rien ne laissait transparaître les récentes allées et venues de la Gendarmerie et des enquêteurs, si ce n'est la pose d'un scellé sur la porte d'entrée du logement de Christian Gendre, présumé coupable d'un homicide sur la personne de Michel Novelli, son ami de longue date.

Mais alors qui est-il véritablement ?

Selon le voisinage, une personne sans histoires et très discrète, installée dans ce quartier depuis de nombreuses années. Certains ne le voyaient jamais et pensaient même qu'il avait quitté la Flamenche.
D'autres, le connaissaient mieux. C'est le cas de sa plus proche voisine qui l'avait encore croisé le samedi avant le meurtre sur le marché. Elle connaissait aussi Michel Novelli.

Employé de mairie à Serres, il avait été engagé il y a plus de vingt ans par Michel Roy.

L'émotion était aussi immense dans la commune de Montrond. Situé entre Serres et Laragne, ce village qui compte moins de 70 habitants était sous le choc. La famille Gendre était en effet propriétaire d'une ferme. Christian Gendre, l'assassin présumé et Michel Novelli, la victime, venaient ensemble assez régulièrement à Montrond, notamment à la fête de la commune qui se déroule chaque année.

Alors personne à Montrond, Serres ou Laragne ne peut expliquer l'acte de Christian Gendre. Mais de l'aveu même de nombreuses personnes rencontrées sur place, Christian Gendre est « psychologiquement perturbé et de nature dépressive. Il prenait des cachets depuis longtemps et il était suivi par un psy ». 

C'est « un crime de la détresse humaine » jugeait, à l'époque, Henriette Martinez, la maire de Laragne. 

Gap