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Hautes-Alpes : plus que 50 jours d'autonomie d'eau à Gap. L'opposition monte au créneau

Plus d'arrosage des espaces verts ainsi que des terrains de sport, nous vous le disions, le maire de Gap a été contraint de prendre des mesures suite à la sécheresse qui n'en finit pas. Il envisage même de suspendre le nettoyage des voiries si la pluie n'arrive pas. Il y a à ce jour seulement 50 jours d’autonomie en eau potable pour la ville de Gap à la réserve des Jaussauds soit jusqu'à fin novembre. Alors l'opposition monte au créneau dénonçant l'attentisme de la municipalité pour sécuriser et diversifier l'alimentation en eau de la ville. Isabelle David du groupe "Gauche" regrette les tiraillements et querelles entre la ville de Gap et l’ASA du Canal . "Il y a urgence à relancer les études et planifier les aménagements nécessaires pour l’utilisation de la nappe des Choulières (NDLR : dans le Champsaur) qui offre des réserves en quantité suffisante d’une eau de qualité", indique aussi la conseillère municipale qui ajoute qu'il aurait fallu prévoir le remplissage de la réserve des Manes, ce qui n’a pas été fait."

On l'écoute en compagnie du Gapençais Christophe Pierrel :

"Peut-on jouer avec l’avenir d’une ressource aussi essentielle que celle de l’eau pour économiser quelques euros ?", lance de son côté Christophe Pierrel, lui aussi dans l'opposition au maire.

Mais qu'en pensent les Gapençais ? Réponses :


 

Le communiqué de Christophe Pierrel , Ambitions pour Gap

La mairie de Gap communique enfin sur la sécheresse particulièrement importante que connaît la ville depuis plusieurs semaines.
Il est étonnant de voir que la commune ne se soit pas appliquée plus tôt les restrictions qu’elle demandait déjà aux agriculteurs en continuant d’arroser ses espaces verts peu prioritaires comparés à nos exploitations.
Il est aussi peu amusant de se souvenir que la piscine de la ville laisse s’échapper de très nombreux mètres cubes d’eau à cause des travaux non engagés par la municipalité.

Au-delà, nous nous interrogeons sur l’avenir de la ressource en eau de la ville. La prise d’eau des Ricous, aujourd’hui principale source de notre alimentation, située à l’intersection du Drac Noir et du Drac Blanc et alimentant le lac des Jaussauds montre ses limites.

Dans un contexte où la population de la ville est amenée à fortement grandir ces prochaines années (cf PLU de la ville), rien n’est anticipé pour pallier le déficit de ressources en eau potable.

Aujourd’hui, 2 152 000 m3/an (63 %) proviennent des Ricous. 1 165 000 m3/an (34 %)sont issus des sources de Bayard et Charance. On constate donc l’impérieuse nécessité d’anticiper et de fournir aux Gapençais de quoi se fournir en eau.

La seule réponse du Maire dans le cadre du Plan Local d’Urbanisme est l’augmentation du débit des sources de Bayard, mais on le constate dans les données précédentes, cela ne suffira bien évidemment pas.

Depuis des années, un projet de captage de la nappe des Choulières au débit important et régulier et donc sans risque de pénurie est à l’étude. Malgré l’urgence, rien n’avance. Comme à son habitude, le maire de la ville a brusqué et braqué contre lui tous les acteurs du projet pour des raisons purement financières. Mais peut-on jouer avec l’avenir d’une ressource aussi essentielle que celle de l’eau pour économiser quelques euros ?
Les enjeux sont trop importants et il serait temps que les discussions reprennent avant que nous nous trouvions au pied du mur.

 

Le communiqué d'Isabelle David, conseillère municipale, groupe « Tous Capables-G.A.U.C.H.E. »

Roger Didier annonce donc des mesures de restriction pour les consommateurs. Certes, la période de sècheresse que nous traversons est exceptionnelle mais Gap, comme le reste du monde, subissant les effets des dérèglements climatiques, il était possible de l’anticiper et de ne pas se retrouver dans une situation de pénurie. En effet, depuis déjà longtemps, le maire de notre ville a fait la preuve de sa difficulté  à considérer cette question de la gestion de l’eau dans son ensemble et refuse de s’engager pour que tout soit mis en œuvre afin de protéger notre territoire du manque d’eau. Ce problème n’est pas nouveau : les tiraillements et querelles entre la ville de Gap et l’ASA du Canal sont récurrents ; il n’y a aucune avancée vers des solutions qui, à court terme, nécessiteraient des investissements mais qui, à moyen et long terme,  permettraient de régler, une fois pour toute, ce problème. La ville de Gap en a les moyens. Des négociations avec tous les partenaires concernés doivent être engagées. Ces négociations basées sur les notions de bien commun et d’intérêt général doivent aboutir.  Il y a urgence à relancer les études et planifier les aménagements nécessaires pour l’utilisation de la nappe des Choulières qui offre des réserves en quantité suffisante d’une eau de qualité. Le maire de Gap en a-t-il la volonté, on peut en douter. Par ailleurs, il aurait fallu prévoir le remplissage de la réserve des Manes, ce qui n’a pas été fait.

Rien ne dit que nous sommes à l’abri d’autres épisodes de sécheresse aussi sévères, ou  pires, dans les années futures.  Il y a urgence à faire les investissements indispensables pour sécuriser l’approvisionnement en eau de la ville de Gap.

Isabelle David, conseillère municipale, groupe « Tous Capables-G.A.U.C.H.E. »

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Certes, nous sommes nombreux à profiter de "l'été indien", mais la sécheresse s'aggrave y compris dans des secteurs comme la ville de Gap. Une situation exceptionnelle qui conduit le maire à demander des efforts à tous les habitants et à prendre des mesures. Dans un communiqué, Roger Didier explique que les conditions météorologiques actuelles entraînent un état de sécheresse exceptionnel" sachant que du côté de la météo, aucune goutte de pluie n'est attendue pour au moins une semaine voire 10 jours.

Résultat : plus d'arrosage des espaces verts ainsi que des terrains de sport et le maire de Gap d'ajouter que si la situation persiste, c'est le nettoyage des voiries qui sera suspendu.

 

Mesures d’économie de la consommation d’eau :

 

Les conditions météorologiques actuelles entraînent un état de sécheresse exceptionnel.

Les prélèvements dans le milieu naturel sont suspendus. Le débit des sources ne permet plus d’alimenter les réserves d’eau depuis plusieurs semaines.

La réserve des Jaussauds assure environ 50 jours d’autonomie à la Ville de Gap pour la distribution d’eau potable à compter du 10 octobre 2017.

Face à cette situation qui impose une grande vigilance, la municipalité a arrêté l’arrosage des espaces verts et des terrains de sports.

Il est envisagé d’arrêter également le nettoyage des voiries si la situation persiste.

La municipalité demande à l’ensemble de la population de contribuer à la maîtrise des consommations en eau, en adoptant des mesures d’économie :

- Limiter l’arrosage des jardins aux seuls besoins des potagers.

- Se dispenser de laver les véhicules, à l’exception des stations de lavages professionnelles équipées d’un système de recyclage et hors nécessités sanitaires obligatoires.

- Être vigilant à limiter toutes les consommations inutiles et de confort.

 

 

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