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Hautes-Alpes : l'affaire des deux migrants blessés au col de l'Echelle cet été classée sans suite

L'affaire des migrants blessés dans une chute au col de l'Echelle l'été dernier finalement classée sans suite ce vendredi par le procureur de la République de Gap Raphaël Balland. Souvenez-vous, c'était le 19 août dernier, vers 1 heure du matin : trois individus avaient pris la fuite à la vue d'une patrouille de gendarmerie au col de l'Echelle. Si l'un d'entre eux avait pu être appréhendé sans heurts, les deux autres avaient chuté lourdement dans un ravin en tentant de s'enfuir. Ils avaient, par la suite, été secourus par la CRS des Alpes de Briançon. 

Ce vendredi, presque deux mois après les faits, le procureur a déclaré sans suite la procédure qui avait pour objet de déterminer les causes de l'accident. Les deux blessés sont à présent hors de danger, selon les médecins de Grenoble. Ils ont reconnu vouloir rentrer illégalement en France. L'un des deux s'est vu refuser sa prise en charge par le Département au motif que les éléments recueillis ne permettaient pas de plaider en faveur de sa prétendue minorité.

L'enquête a montré que les deux victimes ont chuté dans le ravin à la vue des gendarmes, et que ces derniers n'étaient pas responsable de leurs blessures.

 

Communiqué du procureur de la République de Gap :

Je fais suite à mon précédent communiqué de presse ci-dessous reporté en date du 27 août 2017.

Le procureur de la République près le TGI de Gap a décidé ce jour de classer sans suite la procédure diligentée sous sa direction par la section de recherches de Marseille et la brigade des recherches de la compagnie de la gendarmerie nationale de Briançon qui avait pour objet de déterminer dans quelles circonstances deux personnes s'étaient gravement blessées en chutant dans un ravin du col de l'Echelle sur la commune de NEVACHE le 19 août 2017 (Hautes-Alpes).

Définitivement hors de danger selon les médecins, le second blessé toujours hospitalisé à Grenoble a pu être entendu par les enquêteurs le 3 octobre 2017. Comme son compagnon de route, il n'était porteur d'aucun document d'identité, mais se dit de nationalité guinéenne. Il a reconnu avoir tenté d'entrer irrégulièrement en France pendant la nuit avec plusieurs autres migrants africains mais il affirme n'avoir plus aucun souvenir des circonstances de sa chute.

Concernant le deuxième individu qui avait été moins gravement blessé dans sa chute, le conseil départemental des Hautes-Alpes a finalement décidé, à l'issue de la procédure d'évaluation, de lui notifier le 29 août 2017 une décision de refus de prise en charge dans le cadre du dispositif des « mineurs non accompagnés », estimant que les éléments recueillis ne permettaient pas de plaider en faveur de sa prétendue minorité.

Les investigations ont par ailleurs démontré que les deux individus blessés avaient chuté dans le ravin après avoir aperçu une patrouille de gendarmerie qui était stationnée dans le cadre de sa mission de surveillance de la frontière. Ils s'étaient alors enfuis en rebroussant chemin. Ce n'est qu'après avoir interpellé un troisième individu que les gendarmes ont poursuivi leurs recherches et ont alors découvert dans le ravin les deux blessés à qui ils ont porté immédiatement secours dans l'attente de l'arrivée des pompiers et des CRS de secours en montagne de Briançon.

Dans ces circonstances, cette enquête a été classée sans suite au motif "absence d'infraction".

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