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Hautes-Alpes : quatre membres de "Génération identitaire" interpellés, les gardes à vue levées

On en sait plus sur les gardes à vue des membres de "Génération identitaire" : quatre du groupe d'extrême droite ont été placés en garde à vue ce mardi à Lyon, Montpellier et Nîmes. Le porte-parole Romain Espino a été interpellé vers 11 heures, indiquait le groupe sur Twitter. Le procureur de la République de Gap Raphaël Balland avait ouvert une enquête pour "immixtion dans une fonction publique et d'activité exercée dans des conditions de nature à créer dans l'esprit du public une confusion avec l'exercice d'une fonction publique", confiée à la gendarmerie de Briançon. Ce sont les premières gardes à vue suite à l'opération coup de poing à la frontière franco-italienne au col de l'Echelle à la fin du mois d'avril dernier : "Génération identitaire" avait fermé symboliquement la frontière pour empêcher des migrants de passer. Ils avaient aussi organisé des patrouilles pour trouver des migrants dans la nuit qui tentaient de passer en France entre avril et l'été suivant.

 

Communiqué du procureur de Gap :

Dans la matinée du 29 juin 2019, trois hommes et une femme ont été placées en garde à vue dans le cadre d'une enquête préliminaire diligentée par la compagnie de gendarmerie de Briançon portant sur les actions menées dans les Hautes-Alpes entre le 21 avril 2018 et l'été 2018, et qui avaient été revendiquées par l'association GÉNÉRATION IDENTITAIRE.  

Cette enquête préliminaire est ouverte des chefs d'immixtion dans une fonction publique (article 433–12 du code pénal) et d'activité exercée dans des conditions de nature à créer dans l'esprit du public une confusion avec l'exercice d'une fonction publique (article 433–13 du code pénal).

Deux gardes à vue se sont déroulées sur le ressort du parquet de Lyon, une sur le ressort du parquet de Montpellier et la dernière sur le ressort du parquet de Nîmes.

Les quatre gardes à vue ont été levées à l'issue des auditions.

Elles font suite à de nombreuses investigations dont plusieurs autres auditions de membres de l'association GÉNÉRATION IDENTITAIRE effectuées par les gendarmes en novembre 2018 dans le Var et en Haute-Garonne dans le cadre de la même enquête.

Les investigations se poursuivent sous la direction du parquet de Gap.

 

Photo : archives

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