bannierre proman juin 2017

Assises à Gap : "C'était une vraie femme Wassila "‏

Hautes-Alpes: Première journée aux assises de Gap : au coeur des débats, la mort de Wassila Boutazert le 13 mars 2013. La femme âgée de 38 ans est retrouvée inconsciente par son fils dans son appartement du centre de Veynes la veille. Un homme est rapidement arrêté : Faouzi Hidri. C'est lui qui est jugé cette semaine pour ces faits de violences ayant entraîné la mort et pour vols.

"C'était une vraie femme Wassila" c'est par ces mots que Faouzi Hidri a évoqué ce matin celle qui avait partagé sa vie 3 mois durant, de septembre à novembre 2012 à Veynes. Le prévenu de rajouter "je voulais pas que ça arrive jusque là ". Dans le box des accusés, Faouzi Hidri est stoïque. Vêtu d'un pull beige et ocre, il est discret et attentif. Cheveux courts grisonnants, Faouzi Hidri cligne en permanence des yeux derriere de fines lunettes. L'homme âgé de 43 ans suit avec attention les débats et les différentes auditions qui se succèdent à la barre. Tour à tour, directeur d'enquête et psychiatrique livrent leur vision de la personnalité du prévenu. Le directeur d'enquête relatant le déroulé de l'enquête.  C'est ainsi que l'on apprend que Faouzi Hidri est arrêté à Veynes alors qu'il vient de tenter de voler un fond de caisse d'un commerçant. Les gendarmes apprennent alors à ce moment précis qu'une femme a été retrouvée grièvement blessée à son domicile. Et c'est là qu'on en revient sur les faits. Ce 12 mars 2013, Wassila Boutazert est retrouvée, par son fils, inconsciente, rouée de coups, victime de multiples fractures, dans son appartement de Veynes. Elle est évacuée d'urgence sur l'hôpital de la Timone à Marseille où après être tombée dans un coma profond, elle mourra le lendemain, le 13 mars après-midi.

Reste lors de ce procès à déterminer les circonstances qui ont mené à ce drame, la personnalité précise de Faouzi Hidri et de savoir si ce drame aurait pu être évité. Car des alertes avaient été données au cours des semaines précédents le drame : des disputes signalées par les voisins, une plainte déposée par Wassila Boutazert pour violences avant d'être retirée, ou encore un épisode troublant de dégradations effectuées sur une tombe. La famille de la victime est présente au premier rang de la salle d'assises des Hautes-Alpes.

Faouzi Hidri encourt la réclusion criminelle à perpétuité.*

 

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