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Gap : alimentation en eau potable, la députée des Hautes-Alpes s'en mêle

Toujours pas de chutes de pluie, si ce n'est quelques averses le week-end dernier, et ce dimanche soir mais dont la quantité s'est avérée insuffisante. Pas de pluie non plus annoncée si ce n'est l'espoir à confirmer du passage d'une petite perturbation en début de semaine prochaine. Résultat, l'inquiétude gagne tous les Gapençais, puisqu'il avait été dit début octobre qu'il n'y avait plus que 50 jours de réserve aux Jaussauds. Il resterait à ce stade une petite quinzaine de jours de réserve d'eau potable selon l'opposition, d'autres sources parlent de 26 jours.

Communiqué de Pascale Boyer, la députée des Hautes-Alpes
"La sécheresse qui sévit actuellement dans le sud de la France est un sujet préoccupant. Cette sécheresse touche les exploitations agricoles et risque de devenir un réel problème pour l'approvisionnement en eau potable dans les prochaines semaines si les précipitations tardent à arriver.
Le problème rencontré à Gap est récurrent et ne peut se régler dans l’urgence. Des solutions pérennes doivent être trouvées une bonne fois pour toutes. Les services de l'Etat y travaillent activement mais les solutions envisagées ne pourront pas être opérationnelles rapidement. Une mission d’information sur les événements climatiques extrêmes a par ailleurs été créée ce matin en conférence des Présidents à l’Assemblée nationale. En outre, si par malheur la ville de Gap venait à manquer d'eau dans les prochaines semaines, des mesures prévues par le Préfet des Hautes-Alpes s’imposeront pour faire face à l’urgence."

 

Depuis, Jean-Pierre Martin, adjoint aux travaux, s'est voulu rassurant en expliquant que des prélèvements supplémentaires peuvent se faire aux Ricous, près de Pont-du-Fossé. Une solution d'urgence qui a d'ailleurs été agréée par les services de l'Etat. Problème, cette solution pose des problèmes techniques car il s'agirait de pomper à plus de 15 mètres de profondeur. Et il n'est pas certain que les pompes tiennent le coup. Alors, en ce début de semaine, l'opposition monte au créneau. Dans un communiqué, Joël Reynier, conseiller Municipal et communautaire « tous Capables Gauche », et  “Pour une Alternative citoyenne à Gauche (PACG) - Ensemble05”, demandent une réunion d'urgence au conseil municipal pour envisager les solutions à court terme et à long terme au problème récurrent de l'approvisionnement en eau. Quant à l'exploitation de la fameuse nappe des Choulières au-dessous de Saint-Léger-les-Mélèzes, qui semble être la solution à long terme, il faudrait toutefois au moins 40 jours pour la mettre en œuvre.

Et ce n'est en tout cas pas du ciel que viendra la solution. En effet, Météo France annonce un temps froid et ensoleillé jusqu'à mercredi. Et toujours pas de pluie, au moins jusqu'à lundi prochain.

Le communiqué :

La situation de l'approvisionnement en eau de notre ville devient préoccupante. Il y a trois semaines, il était annoncé que la ville n'avait plus que 55 jours d'approvisionnement devant elle. Le temps passe et la pluie n'est toujours pas de retour. Les solutions à court terme pour pallier ce déficit ne sont toujours pas opérationnelles. Il est prévu des prélèvements supplémentaires dans la nappe d'accompagnement des Ricous pour recharger la réserve d'eau potable (Le Dauphiné du 8 novembre 2017, page 4). Cette solution semble risquée et insuffisante.
La possibilité d'une situation aussi tendue est prévue depuis de longues années. Roger Didier et sa majorité n'ont pas su ou pas voulu anticiper un tel événement. Le Maire de Gap préfère s'occuper de trouver des sources pour un plan d'eau ubuesque et s'engager dans un bras de fer juridique avec l'association syndicale autorisée (ASA) pour le prix de l'eau mais surtout pour une question de prestige personnel. Pendant ce temps, la question de l'accroissement de la ville de Gap reste en plan. Le PLU prévoit bien l'augmentation de la population en 10 ans de 5700 habitants mais la question de l'approvisionnement en eau n'y est pas traité à la hauteur des enjeux.
La question de l'eau devrait être pourtant une question centrale pour une politique municipale qui vise le bien-être de ses concitoyens. Il n'en a rien été, ni lors de la reconduction de la délégation de service public de l'eau à Véolia, ni lors du long temps passé à élaborer le PLU, ni lors des débats municipaux sur le plan d'eau. Les inquiétudes de l'opposition ont toujours été tournées en dérision. L'aggravation de la question climatique a été largement sous-estimée par la majorité alors même que les stations de ski de moyenne montagne sont hypothéquées depuis longtemps (Céüze par exemple). Aujourd'hui, l'incurie de Roger Didier et de son équipe sur le problème de l'eau est manifeste.
Nous demandons depuis plusieurs années que la nappe phréatique des Choulières dans le Drac soit utilisée : tous les partenaires sont d'accord sauf le maire de Gap.

Nous, membres élus de l'opposition municipale, demandons d'urgence une réunion du Conseil Municipal pour envisager les solutions à court terme et à long terme au problème récurrent de l'approvisionnement en eau de notre ville.
Si notre demande n'est pas acceptée, nous demanderons à Monsieur le Préfet des Hautes-Alpes de provoquer cette réunion .

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