bannierre proman juin 2017

Faute de places et dépassées, les associations briançonnaises déposent les migrants au commissariat

Le problème dépasse l'entendement et les bénévoles et les associations ne savent plus comment faire.

Les associations de Briançon, faute de places au refuge, ont conduit samedi 17 migrants mineurs au commissariat de Briançon. Ceux-ci ont été ensuite pris en charge par les services du Conseil Départemental.
Et ce mardi, ce sont encore 14 migrants mineurs qui ont été ramenés au commissariat avant d’être répartis dans différents foyers du département.

Surréaliste... Les mots manquent pour décrire la situation que vivent les Alpes du Sud avec cet afflux de migrants depuis des mois et sûrement pour des années. Le passage avec les risques que l'on connaît par le col du Montgenèvre ou de l'Echelle, la prise en charge au refuge solidaire de Briançon, le train pour Gap puis le centre d'accueil d'urgence des primo-arrivants au centre de voile de la Baie Saint-Michel de Chorges. C'est là que nous avons retrouvé la commission nationale des droits de l'homme (CNDH). Les plus hauts représentants des associations y étaient réunis : la présidente nationale de la CIMADE, le président de France Terre d'asile et la présidente de la commission nationale des droits de l'homme.
Depuis ce lundi, ils ont rencontré tous les acteurs de Montgenèvre à Briançon : les élus, la préfète, le président du département, les bénévoles, les maraudeurs avec un objectif : rendre un avis au Gouvernement. La visite s'est terminée à Chorges à la BNPA où 75 migrants attendent une évaluation et la reconnaissance ou pas de leur statut de mineur. Un centre autorisé pour encore seulement un mois. Terrible paradoxe que de voir, comme à Montgenèvre, ces jeunes migrants perdus dans ce décor de rêve au bord d'un lac de Serre-Ponçon aux apparences cet hiver aussi lunaire que cette situation.

 

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