FOND_ECRAN_Komilfo_MARS_2017

Les échéances d'ouverture des "grands cols"

Si dans les Alpes de Haute-Provence le col d'Allos a ouvert, les autres grands cols sont en cours de déneigement. C'est le cas aussi bien entendu dans les Hautes-alpes. Le département a fait le point ce lundi.

Viabilité hivernale : les échéances du printemps 2018

C’est un travail qui est commencé depuis quelques semaines, après un hiver particulièrement long et fourni en matière de précipitations. Et il y a encore beaucoup à faire avant de retrouver les routes des grands cols, tant il y a de neige en altitude.
Pour faire ce travail, le Département dispose de :
- Chargeur de l’Agence routière départementale
- Fraise à neige
- Renfort privé
- Moyens des antennes techniques locales

Ce sont précisément des privés qui ont commencé les cols du Noyer et,dans l’Argentièrois, les accès à Ailefroide, au parking de printemps, en vue d’atteindre le Pré de Madame Carle d’ici la fin de la semaine.
Dans le Briançonnais, les moyens de l’antenne technique sont déployés dans la haute vallée de la Clarée, pour une ouverture envisagée vers la fin de la semaine prochaine.
Ces moyens seront alors dirigés vers les routes d’altitude du secteur, jusque mi-juin.

Pour le déneigement des cols d’Izoard, du Galibier et Agnel, des moyens de l’Agence routière sont nécessaires. Pour chaque col, il faut compter environ trois semaines de travail pour rendre la route à la circulation. En raison des aléas climatiques et des volumes de neige à traiter, les dates prévisionnelles d’ouverture sont soumises à ajustement en fonction des conditions de travail.
Galibier :

La fraise à neige est mobilisée depuis ce lundi afin d’atteindre le tunnel dans environ 3 semaines (ouverture vers le 1er juin). Une dizaine de jours seront encore nécessaires pour déneiger le dernier kilomètre
sommital (ouverture vers le 15 juin).
« Nous avons un accord avec le Département de la Savoie, en vertu duquel nous nous devons d’ouvrir le col à la fin du mois de mai », explique Marcel Cannat, vice-Président du Département en charge des routes. « Il est possible que nous ayons quelques difficultés pour tenir cette échéance cette année. »

Izoard :  début du travail le 14 mai avec le chargeur de l’Agence routière départementale. Ouverture prévue le 1er juin.

Agnel :  début du travail dans la foulée du col d’Izoard. Ouverture prévue vers le 22 juin.

Récapitulatif des dates d’ouverture sur 8 ans

Izoard 21 mai 19 avril 16 mai 29 ami 21 mai 7 mai 13 mai 19 mai
Agnel 14 juin 8 juin 1 juin 18 juin 6 juin 5 juin 20 mai 1 juin
Galibier (tunnel) 4 juin 20 mai 1 juin 19 juin 6 juin 19 mai 24 mai 24 mai
Haute Clarée 14 mai 21 avril 11 mai 25 mai 13 mai 29 avril 29 avril 11 mai
Échelle 12 mai 22 avril 6 avril 7 mai 7 mai 29 avril 20 avril 21 avril
Pré de Mme Carle 25 mai 21 avril 10 mai 30 mai 22 mai 24 avril 19 avril 21 avril
Noyer 7 mai 1 avril 6 avril 30 avril 30 avril 24 avril 8 avril 4 avril
30 avril 1 avril 20 avril 7 mai 28 avril 29 avril 22 avril 5 avrille

Plus de 10 mètres de hauteur : Les cumuls de neige sont particulièrement importants cette année. Ils atteignent plus de 10 mètres dans le col du Galibier et 8 mètres dans l’Izoard. Les agents du service des routes qui travaillent sur le déneigement sont encadrés par un guide de haute montagne qui détermine s’ils peuvent poursuivre leurs interventions ou s’arrêter, en fonction du risque d’avalanche.
« Nous comprenons tous très bien que ces images sont magnifiques et que le travail effectué dans les grands cols est spectaculaire. Mais je demande à chacun, en particulier cette année, de ne pas se rendre sur
place pendant le déneigement. Les risques sont considérables d’une part du fait de la présence des engins et du fait des avalanches », souligne Marcel Cannat.
« Il faut imaginer une gigantesque surface blanche dans laquelle les agents vont commencer par rechercher les jalons qui bordent la route. Ce afin de déterminer où elle se trouve sous le manteau neigeux, avant de creuser pour la faire ressortir. Ils vont créer une véritable tranchée dans la neige qui va atteindre une dizaine de mètres de hauteur. Le manteau neigeux, par cette opération, va être déstabilisé et le risque de coulée est alors particulièrement important. »
« Même une fois que la route est ouverte, la vigilance est de mise »,poursuit Marcel Cannat. « Je pense notamment aux motards. En altitude,un phénomène de gel / dégel s’opère au cours de la journée. Et des
plaques de verglas se forme la nuit et au petit matin. Nos routes  sont patrouillées quotidiennement mais la prudence des usagers est également fondamentale au regard des conditions particulières de la
circulation en montagne. »

« La viabilité hivernale, au cours d’un hiver traditionnel, coûte environ 2 millions d’euros au Département. Cette année, à la fin du mois de mars,
elle a déjà coûté 3,1 millions d’euros.
A ce montant, il convient d’ajouter les opérations de déneigement du printemps, comprises entre 60 000 et 90 000 €. La fourchette haute est évidemment envisagée cette année, compte tenu des conditions », souligne Marcel Cannat.
Tous les postes de dépenses ont été impactés par la rigueur de cet hiver 2017/2018 :
- Personnel : + 47,35 % (permanents et saisonniers)
- Déneigeurs volontaires : + 200 %
- Entretien matériel du parc : + 32 %
- Divers (Pida, etc.) : + 262 %
 

la douloureuse