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Hautes-Alpes : le téléphérique de Bure flambant neuf toujours à l'arrêt. La vive irritation du président du département

Les experts de chacune des parties concernées se renvoient la « patate chaude » depuis des mois. La question vise à savoir qui est responsable du déraillement du câble du nouveau téléphérique du Pic de Bure le 21 novembre 2016.

Inauguré en grande pompe quelques mois plus tôt par l'IRAM (Institut de Radioastronomie Millimétrique), ce télécabine construit pour desservir l'observatoire du Pic de Bure de l'Iram voit en effet ce jour-là le câble porteur qui supporte le véhicule de transport sortir de son logement, dérailler et finir sa course au sol, quasiment à l'endroit même où les 20 personnes avaient trouvé la mort le premier juillet 1999. Car en effet on ne peut pas s'empêcher de faire le lien entre le drame et cet accident qui aurait pu lui aussi très mal se terminer. En effet 2 personnes étaient à bord et c'est presque miraculeusement qu'elles en sont sorties indemnes mais très choquées. Alors depuis, le téléphérique est à l'arrêt. Et c'est à pied ou par hélicoptère que les ingénieurs sont acheminés. Pas de quoi rassurer puisque on le sait un terrible accident d'hélicoptère était survenu de 15 décembre 1999 coûtant la vie à 5 personnes, 6 mois après la chute du téléphérique qui avait coûté la vie à 20 personnes. Une série noire, une « scoumoune » presque incroyable et cette situation improbable : un téléphérique qui a coûté des millions d'euros d'argent public à l'arrêt depuis 15 mois. Une situation qui empêche la mise en œuvre du projet scientifique NOEMA sur le plateau et qui irrite passablement Jean-Marie Bernard ancien maire du Dévoluy et président du département des Hautes-Alpes qui avait vécu avec douleur le drame du premier juillet 1999.

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