Les grands bains

Hautes-Alpes / Agressions en série au couteau en plein centre de Gap ce samedi : l'homme interné à Laragne

 

Les suites de cette affaire de coups de couteau en plein centre de Gap samedi. En fin de matinée, un psychiatre a tenté sans succès d'examiner l'homme en garde à vue, toujours très agité, qui a refusé de lui parler, comme il refuse de parler aux policiers, fait savoir le Procureur.

Sur avis médical, le maire de Gap a donc finalement pris un arrêté ordonnant son placement sous la contrainte à l'hôpital psychiatrique de Laragne .

Les investigations judiciaires se poursuivent afin d'établir le plus précisément possible le déroulement des faits. Le mis en cause fera l'objet d'examens psychiatriques aux fins d'établir notamment s'il peut pénalement bénéficier d'une altération ou d'une abolition de son discernement.

Cela paraît surréaliste, mais c'est bien réel : un homme a donc agressé à coups de couteau 3 personnes ce samedi peu après 15h dans le centre de Gap. L'agresseur, un déséquilibré, qui a rapidement été interpellé par la police qui le connaît bien, a saisi un couteau dans le Monoprix rue Carnot. Il a alors asséné des coups de couteau à trois personnes. Un homme de 44 ans et une dame d'environ 70 ans très choquée qui se trouvaient dans le magasin. Un autre homme a aussi été touché dans la rue.

 

Les précisions du Procureur:

Communiqué de presse de Monsieur Raphaël BALLAND, procureur de la République près le TGI de Gap :

 

Le 19 janvier 2019, peu après 15 heures, un individu domicilié à Gap, âgé de 46 ans, ayant été plusieurs fois hospitalisé en psychiatrie, aurait agressé plusieurs personnes avec un couteau, parfois en menaçant de les tuer. Trois personnes sont blessées, mais aucune n'a vu son pronostic vital engagé.

 

Interpellé à 15h20 par les policiers du commissariat de Gap, il a été placé en garde à vue du chef de tentatives de meurtres.

 

Selon les premiers éléments de l'enquête diligentée par la brigade de sûreté urbaine de Gap, il apparaît que cet individu se serait emparé d'un couteau de cuisine dans les rayons du supermarché MONOPRIX de la rue Carnot à Gap. Vociférant des propos incohérents, des injures et des menaces de mort, il aurait porté un premier coup de couteau dans le dos d'une cliente âgée de 46 ans et domiciliée dans les Hautes-Alpes. Puis, un second client âgé de 74 ans domicilié dans l'Essonne était blessé au mollet gauche en se défendant avec ses jambes. En quittant le MONOPRIX, l'individu, tout en continuant à vociférer, aurait ensuite blessé au niveau de la main gauche un homme de 65 ans domicilié à Gap qui indique s'être protégé la poitrine alors qu'il marchait dans la rue Carnot avec sa femme. Puis, l'individu se serait introduit dans le tabac « le Marigny » de la rue Carnot en criant qu'il allait tuer les personnes présentes, tout en tentant de porter des coups de couteau à deux femmes et un homme. La résistance de ces derniers aurait permis de faire repartir leur agresseur sans qu'il ait réussi à les blesser. Enfin, l'individu se dirigeait vers le commissariat où il aurait à nouveau tenté de blesser avec son couteau le chef de poste qui était sorti après avoir entendu des cris. Ce policier parvenait à le maîtriser sans être blessé.

 

Les trois personnes blessées par le couteau ont été conduites à l'hôpital de Gap par les pompiers rapidement intervenus sur place. Seule la femme atteinte dans le dos a été hospitalisée mais ses jours ne sont pas en danger.

 

La personne placée en garde à vue n'a jamais fait l'objet de poursuites pénales jusqu'à présent mais elle faisait l'objet d'une enquête préliminaire à la suite de dégradations commises à GAP notamment au cours de l'été 2018, au moyen de tags ou de jets de peinture sur des bâtiments qui avaient conduit à son hospitalisation psychiatrique. Jusqu'à ce jour, le parquet n'avait jamais été informé de violences commises contre les personnes par cet individu.

Aucun élément de l'enquête n'a pour le moment mis en évidence un quelconque mobile terroriste, ni aucun élément de radicalisation, y compris dans le cadre de la perquisition effectuée au domicile du mis en cause.

 

 

 

   
Effroi
Gap
Hautes-Alpes