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Hautes-Alpes / 80 km/h : Jean-Marie Bernard et 4 autres présidents de départements se félicitent du rétropédalage de l'Etat

Le hasard fait bien les choses, au moment même où le parlement et le gouvernement reviennent sur le passage à 80 km/h.

Quatre présidents de départements étaient en visite dans les Hautes-Alpes : celui du Jura, du Loiret, de l'Ain et de la Côte d'Or.

D'où une conférence de presse improvisée devant des caméras venues de la France entière. Satisfaction certes mais également regret du gaspillage de l'argent public qui a été à nouveau fait selon eux en mettant en place les 80 km/h puis décidant aujourd'hui que ce serait les départements qui feraient ce qui leur paraîtrait le plus pertinent sur le réseau secondaire.

Parmi les intervenants Francois Sauvadet, président du Conseil départemental de la Côte d'Or :

 

Communiqué de presse :

Ils se côtoient régulièrement sur les bancs de l’Assemblée des Départements de
France, et en particulier au sein de son groupe DCI. François SAUVADET (Côte d’Or,
également Président dudit groupe DCI de l’Assemblée des Départements de
France), Clément PERNOT (Jura), Jean DEGUERRY (Ain), Marc GAUDET (Loiret) et
Jean-Marie BERNARD (Hautes-Alpes) étaient réunis ce jeudi dans les Hautes-Alpes
à l’occasion d’un séminaire de travail, quand le Premier Ministre Edouard PHILIPPE
a fait son intervention relative à l’assouplissement de la baisse de la limitation de
vitesse à 80 km/h.

Il est en outre question dans ses propos de permettre aux Présidents de
Départements de décider de la limite de vitesse sur le réseau secondaire. Mais
aussi de la responsabilité des Présidents de Départements et de sécurité optimale
sur les routes de France. Des sujets auxquels les cinq Présidents de Départements
ne pouvaient être insensibles et ils ont donc poursuivi leur de journée de travail en
évoquant et commentant les annonces du Premier Ministre.

L’Assemblée des Départements de France, Présidée par Dominique BUSSEREAU,
indique de son côté être ‘‘en contact avec Matignon afin d’avoir des précisions et
éclaircissements sur les propos tenus par le Premier Ministre.’’

François SAUVADET (Côte d’Or)
‘‘L’abaissement à 80 km/h a été une mesure incompréhensible quand elle a été
annoncée. Depuis le début, nous, Présidents de Départements, disons que nous
connaissons notre réseau routier. La responsabilité, nous l’assumons au quotidien.
Nous prenons tous des arrêtés relatifs à la vitesse sur les réseaux départementaux
au quotidien. Nous sommes responsables et nous continuerons à l’être. Mais pour
faire en sorte aussi que des aberrations comme je les constate sur l’axe Dijon
Beaune - 38 km de distance ; 42 changements de vitesse – n’existent plus, il nous
faut une capacité à agir. Les dernières annonces du Premier Ministre vont dans le
bon sens. Mais il est dommage qu’on ait eu une crise à passer pour que le
Gouvernement se rende compte que le Département existe, qu’il compte et que
c’est un échelon de proximité très important.’’

Clément PERNOT (Jura)
‘‘J’ai été, évidemment, parmi les premiers à m’insurger contre la mesure quand elle
a été annoncée l’an dernier. Le résultat était attendu. Elle a fait réagir un très grand
nombre de nos concitoyens. Et je pense qu’une fois de plus, le Gouvernement ne
répond pas de la meilleure des manières. Il aurait dû faire amende honorable et ni
plus ni moins que revenir sur sa décision plutôt que de générer, une fois encore,
de la confusion entre les territoires.’’

Jean DEGUERRY (Ain)
‘‘Cette mesure avait été prise sans aucune concertation avec les Présidents de
Départements et on voit très bien à quoi mène un tel amateurisme de la part du
Gouvernement. Cette décision prise unilatéralement à Paris a conduit à une erreur
qui coûte cher. Et du coup, il faut faire machine arrière. C’est ce qui se produit
aujourd’hui. Il y a eu gaspillage de tout : d’énergie, de temps, d’argent public. C’est
inacceptable.’’

Service Presse du Département des Hautes-Alpes
Olivier BUTEUX, Cabinet du Président
Tél : 04 92 40 38 36 – olivier.buteux@hautes-alpes.fr

Marc GAUDET (Loiret)
‘‘On ne peut pas accepter de nous entendre dire ‘‘vous allez être responsables’’.
Nous le sommes déjà et il va falloir que l’État aussi soit très ferme en matière de
sécurité routière. Notamment quant à certaines conduites à risque, comme le
téléphone au volant ou l’alcool et la route. Quant au reste, les Présidents de
Départements savent très bien ce qu’ils ont à faire.’’

Jean-Marie BERNARD (Hautes-Alpes)
‘‘J’ai été un fervent défenseur des 90 km/h dès les premières annonces d’un
abaissement de la vitesse légale, en janvier 2018 avec une mise en application en
juillet de la même année. Et j’ai toujours dit que cette décision prise
unilatéralement par le Premier Ministre à Paris était valable pour des Parisiens sur
le périphérique mais qu’elle posait de graves problèmes dans nos territoires ruraux
de province. Les dernières annonces faites par Edouard Philippe doivent être une
première étape vers un retour à une situation plus sereine pour les
automobilistes’’.

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