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Hautes-Alpes: mencaces de retards et de surcouts pour les travaux du Pas de l'Ours (Queyras): le communiqué du Conseil Départemental

Furieux : Le Conseil Départemental de Hautes-Alpes est particulièrement remonté après la décision de l'agence spécialisée d'interdire aux entreprises de prélever des matériaux dans le torrent d'Aiguilles à proximité des travaux en cours au Pas de l'Ours qui visent à reconstruire une route suite à un glissement de terrain majeur.

Pourtant cette solution parait idéale:  le prélèvement de gravier se fait à moins d'1 km du chantier et évite ainsi un ballet de 60 camions par jours dans les gorges du Guil ! Seulement voilà pour l'administration; les dates et procédures l'emportent largement par rapport au bon sens; Résultat : une interdiction de prélever pour les entreprises qui risquent d'être mises à l'amende et surtout un chantier arrêté au moins un mois.

Conséquence: les travaux risquent de ne pas être terminées pour l'hiver mettant en péril la saison touristique d'Abriès et de Ristolas.

D'où le coup de colère du Conseil départemental qui semble décidé à passer outre et , quitte à se mettre dans l'illégalité, à effectuer quand même ces prélèvements de graviers qui entre autre vertu permettent de curer ce torrent et de prévenir les crues du Guil. en attendant il demande "à l'Agence française de la biodiversité de tout mettre en œuvre à nos côtés pour que les travaux ne prennent pas un retard qui pourrait être extrêmement préjudiciable pour cet hiver.’’

 

 

Le communiqué du Conseil Départemental

Pas de l’Ours : des contraintes administratives qui vont retarder le chantier

Des délais relevant purement de l’administratif pourraient compromettre l’ouverture de la route définitive du Pas de l’Ours dès cet hiver.
‘‘Pour construire la section centrale de la nouvelle route, le Département a besoin de matériaux’’, explique Marcel Cannat, vice-Président du Département en charge des routes et infrastructures. ‘‘Après analyse, il a été convenu que ces matériaux seraient prélevés dans le torrent du Peynin. Parce qu’ils sont de bonne qualité, en quantité suffisante et qu’un tel prélèvement sur place permet d’éviter de faire passer 60 camions par jour pour amener des cailloux de la Durance, moyennant un coût de 400 000€ et l’assurance d’avoir à refaire les routes après leur passage.’’
Le prélèvement dans le torrent du Peynin est d’autant plus intéressant pour le Département des Hautes-Alpes qu’il permet dans le même temps de faire les travaux prévus dans le cadre du plan de gestion du Guil afin de limiter les inondations dans la plaine de Château-Queyras.
‘‘Le dossier pour avoir l’autorisation de prélever dans ce torrent est complet et il fait consensus’’, poursuit Jean-Marie Bernard, Président du Département. ‘‘Je ne doute pas un instant que les autorisations seront données à l’issue de l’enquête publique qui se déroulera pendant le mois d’aout. Avec le temps de la finalisation, le Département devrait avoir cette autorisation vers le 15 septembre.’’
C’est tout le problème. Pour poursuivre le chantier et espérer ouvrir la route définitive cet hiver, les entreprises ont besoin de matériaux dès maintenant. Un ordre de réquisition a été cosigné par Jean-Marie Bernard et Jacques Bonnardel, vice-Président de la Communauté de Communes en charge de la Gemapi, pour que les entreprises puissent travailler. Mais elles ne le peuvent pas. ‘‘Nous avons besoin d’anticiper cette autorisation d’un mois et demi pour tenir nos délais
et engagements’’, poursuit Marcel Cannat. ‘‘Nous demandons donc aux services de l’Agence française de la biodiversité de tout mettre en œuvre à nos côtés pour que les travaux ne prennent pas un retard qui pourrait être extrêmement préjudiciable pour cet hiver.’’

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