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Hautes-Alpes : En fin de visa et malade, le père Antoine, prêtre Camerounais, s'est donné la mort à Gap lundi dernier

En cette période de Toussaint, c'est une bien triste nouvelle: un prêtre a mis fin à ses jours en début de semaine à Gap, ce qui est pour le moins très inhabituel.

C'est ce jeudi après-midi à Notre Dame du Laus qu'ont eu lieu les obsèques du Père Antoine de Padoue Chonang. Ce prêtre Camerounais s'est suicidé, à la stupéfaction générale, à Gap lundi. L’enquête, nous ont indiqué les autorités concernées,  a confirmé clairement les faits à savoir que le Père Antoine s'est donné la mort en se jetant du 2è étage de son logement au diocèse au centre de Gap. La communauté et tous ceux qui ont connu le Père Antoine ont été particulièrement surpris en apprenant son geste désespéré d'autant que la veille encore il aurait encore participé à une conférence de tous Migrants. Le prêtre, connu pour son caractère bien trempé, avait un contrat avec le diocèse de Gap qui se terminait dans le cadre d’un visa médical puisqu'il souffrait d'un cancer mais le visa se terminait et il allait devoir repartir dans son pays dans les jours qui viennent. Y a t'il un lien de cause a effet? La question se pose même si le non renouvellement des contrats est, nous indique t’on, un usage habituel dans le cadre d'année sabbatique prise par des prêtres étrangers?

 Samuel Kledan, l’archevêque de Douala au Cameroun a pris la décision qu'il soit inhumé en France. Et c'est ce qui a été fait ce jeudi avec une messe à notre Dame du Laus et un enterrement dans le Carré des Prêtres du Diocèse à Gap.

 

Le communiqué diffusé par le site Afrik.com

« Chers frères prêtres, chers frères diacres, chères sœurs religieuses, chers salariés du diocèse, J’ai la grande peine de devoir vous annoncer la mort du père Antoine de Padoue Chonang, prêtre de l’archidiocèse de Douala. Il s’est donné la mort ce matin à St Marcellin.

Je demande aux prêtres de célébrer une messe à son intention, aux communautés religieuses de célébrer si possible l’office des morts dans le bréviaire, et à tous les chrétiens qui ont pu le côtoyer de s’unir dans la prière.

Après le déroulement des procédures légales françaises, ce sera à son évêque d’incarnation, Mgr Samuel Kleda, que j’ai prévenu, de discerner, avec sa famille, pour la suite, comme une célébration sur Gap d’une messe de funérailles et le lieu de sa sépulture.

Nous étions bien en accord avec Mgr Kleda qui lui ordonnait de rentrer au pays, depuis le 31 août 2016, pour lui confier une nouvelle mission. Nous savions qu’il était en traitement médical, sans en connaître la situation actuelle.

Pour tout homme, un suicide est un drame, mais aussi pour l’entourage, et pour nous comme frères prêtres.

Nous le confions à la Miséricorde de Dieu.

 
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