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Alpes du Sud : « Closer » a gagné son procès après ses articles sur la virée de Christophe Castaner en boite de nuit

On l'apprend par le Point.fr ,« Closer » a gagné son procès après ses articles sur la virée de Christophe Castaner en boite de nuit

 

L'article du Point

« Vous savez, être ministre de l'Intérieur, c'est l'être 7 jours sur 7, 24 heures sur 24. Mais cela ne m'empêche pas de répondre à une soirée d'anniversaire dans un restaurant et de pouvoir m'y rendre librement. Le reste relève de la vie privée. [...] Ce qui compte, c'est la capacité du ministre à être dans la totalité de l'exercice de ses fonctions. C'est mon cas. » Voici la réponse ferme qu'apporte Christophe Castaner, en mars 2019, au lendemain de la révélation par les magazines Voici et Closer d'une soirée passée en discothèque aux côtés d'une jeune femme, Clara S.

« Vous savez, être ministre de l'Intérieur, c'est l'être 7 jours sur 7, 24 heures sur 24. Mais cela ne m'empêche pas de répondre à une soirée d'anniversaire dans un restaurant et de pouvoir m'y rendre librement. Le reste relève de la vie privée. [...] Ce qui compte, c'est la capacité du ministre à être dans la totalité de l'exercice de ses fonctions. C'est mon cas. » Voici la réponse ferme qu'apporte Christophe Castaner, en mars 2019, au lendemain de la révélation par les magazines Voici et Closer d'une soirée passée en discothèque aux côtés d'une jeune femme, Clara S.
 

À l'époque, l'affaire fait grand bruit. Le week-end du 9 mars a été émaillé en France par de nouvelles manifestations des Gilets jaunes et de nombreuses violences. Policiers et gendarmes sont soumis à des pressions intenses depuis des semaines. Aussi, la sortie en boîte de nuit du « premier flic de France » est très mal vécue par ses troupes. Des responsables policiers appellent aussitôt à la sobriété, tandis que des conseillers de l'exécutif dénoncent, comme le relate Le Parisien, un mauvais timing : « On a changé de monde, il y a des appareils photo partout et des réseaux sociaux. On ne peut plus faire ce genre de choses », confie l'un d'entre eux.

Clara S. réclamait 50 000 euros de dommages et intérêts

Après réflexion, le ministre de l'Intérieur s'abstient finalement de poursuivre les magazines pour atteinte à la vie privée, mais Clara S., la jeune femme qui avait partagé sa soirée en discothèque et qui avait été prise en photo avec lui, franchit le pas et réclame 50 000 euros à Closer. L'ordonnance de référé, rendue le 27 septembre par le tribunal de grande instance (TGI) de Nanterre, ne concerne pas le premier article du magazine people, publié le 15 mars, qui évoquait la soirée du ministre avec une « inconnue », mais celui daté de la semaine suivante intitulé : « Christophe Castaner – Avec Clara, ça dure depuis trois ans ».

La précision est importante : d'abord, parce que « l'inconnue » a désormais un prénom, Clara, et que l'article nous apprend qu'elle est une collaboratrice de Christophe Castaner depuis des années. Ensuite, parce que les nouvelles révélations de Closer ne comprennent aucune photo du couple en boîte de nuit, elles montrent simplement le ministre de l'Intérieur et Clara S. dans leurs fonctions, grâce à des images tirées du compte Instagram privé de Clara S. et de clichés pris au téléobjectif par des paparazzis.

L'enquête de Closer détaille les fonctions successives occupées par Clara S. aux côtés de Christophe Castaner ; revient sur les contradictions du ministre qui s'indigne d'atteintes à sa vie privée tout en la mettant lui-même en scène, comme dans Paris Match en octobre 2017 ; relate les réactions politiques négatives après la publication des premières photos dans la presse people, dont celles d'Emmanuel Macron et d'Édouard Philippe, rapportées par Le Canard enchaîné ; et, enfin, s'interroge sur le dispositif de sécurité du ministre qui, semble-t-il, n'est pas intervenu alors qu'il se faisait photographier sans sa permission.

Ce sont ces éléments qui vont servir au juge pour expliquer sa décision : « Les dégradations matérielles et les violences physiques émaillant régulièrement les manifestations [de Gilets jaunes, NDLR] ont tout particulièrement mis en exergue l'action de Monsieur Christophe Castaner, ministre de l'Intérieur, soulevant de légitimes interrogations sur la pertinence et l'efficacité de cette action », écrit-il. Ajoutant que c'est dans ce contexte que le « premier flic de France » s'était retrouvé en boîte de nuit « en compagnie d'une jeune femme avec laquelle il échangeait des gestes de tendresse et de complicité amoureuse, ladite jeune femme s'étant avérée être non l'épouse de Monsieur Castaner, mais Madame Clara S. »

Et le magistrat d'asséner : « Dans ces circonstances, la révélation de l'identité de la personne accompagnant Monsieur Castaner lors de la soirée [...] et les informations relatives à l'existence d'une possible relation sentimentale entre ce dernier et Clara S. et à l'incidence éventuelle de cette relation sur la sécurité et l'action du ministre de l'Intérieur constituent des informations dont la publication était justifiée, tout à la fois par une légitime information du public sur un événement d'actualité et par un débat d'intérêt général sur la politique de sécurité publique dans le contexte des manifestations des Gilets jaunes. »

L'ordonnance rendue le 27 septembre dernier a, semble-t-il, refroidi Clara S.. Selon nos informations, la jeune femme a décidé de retirer une deuxième assignation déposée à l'encontre du magazine Voici. Contacté, l'avocat de la jeune femme, Me Fridman, n'a pas répondu à nos sollicitations.

 

 

Ancien article

 

Après son passage jeudi dernier (le 7 mars) dans les Alpes-de-Haute-Provence en compagnie du Président de la république, le ministre de l’intérieur Christophe Castaner a poursuivi sa semaine direction la capitale. Mais il n’a pas semblé très préoccupé par l’acte 17 de mobilisation des gilets jaunes. En effet, le ministre de l’intérieur en a profité pour passer samedi la nuit en boîte de nuit. Des photos de cette soirée, semble-t-il bien arrosée, ont été vendues à des magazines people (Voici et Clozer) et dévoilées ce vendredi. Interrogé par les médias nationaux, l’intéressé rétorque qu’ « Il s’agit de sa vie privée et de sa famille qui peut être respectée. Il a rejoint une soirée, dans un cadre totalement privé». Une soirée peut-être pour décompresser ; néanmoins, dans un climat encore tendu, beaucoup lui reprochent son manque d’exemplarité. 

Invité ce matin sur Europe 1, le Premier Ministre a réagi :

"Je ne lis pas la presse people, je n'ai aucun commentaire à faire sur la vie privée de Christophe Castaner, le ministre de l'Intérieur a toute ma confiance", a réagi le Premier ministre Edouard Philippe, vendredi sur Europe 1, après la publication par Closer et Voici de photos privées du "premier flic de France". 

Sur la même station, l'humoriste et imitateur Nicolas Canteloup s'en est donné à coeur joie en présence du Premier Ministre

Ecouter ICI

"Il s'agit de ma vie privée et de ma famille, qui peut être respectée", a réagi Christophe Castaner auprès du Parisien. "J'ai rejoint une soirée, dans un cadre totalement privé, entre 23h30 et 2 heures du matin."

"Pas de question autour de sa sécurité". Interrogé par Jean-Michel Aphatie, Edouard Philippe a confirmé avoir vu Christophe Castaner jeudi soir, "avec d'autres ministres". "Je parle avec Christophe Castaner, de tout, mais je ne l'ai pas convoqué", a-t-il ajouté, se refusant à plus de commentaires sur cette soirée privée. "Je crois qu'il n'y a pas de questions autour de sa sécurité", a-t-il par ailleurs assuré. 

 

L'article de Voici

Le ministre de l’Intérieur a choisi de décompresser samedi dernier, après l’acte XVII des gilets jaunes en France. C’est dans le 8e arrondissement de Paris que Christophe Castaner a fait la fête toute la nuit, dans les bras d’une séduisante inconnue…

Christophe Castaner a fait une entrée remarquée au gouvernement. Ce proche collaborateur d’Emmanuel Macron, pour qui il n’a jamais caché son admiration, est souvent critiqué pour ses propos. Il avait notamment provoqué une véritable polémique en évoquant la tenue « trop ample » de Rihanna. La chanteuse, venue s’entretenir avec le président de la République le 26 juillet 2017 pour essayer de le convaincre de financer son fonds humanitaire pour l'éducation, avait opté pour un costume deux pièces très large.

Depuis plusieurs mois, les week-ends se suivent et se ressemblent pour Christophe Castaner. Ministre de l’Intérieur depuis le 16 octobre 2018, il a rapidement été confronté à la réalité du terrain, face à la crise des gilets jaunes. Chaque samedi, des milliers de Français se retrouvent pour manifester dans les rues et crier leur désarroi. Le premier policier de France s’est rendu dans plusieurs villes pour constater les dégâts. Sa loi anti-casseurs lui a valu d’être une nouvelle fois critiqué, notamment par les gilets jaunes qui l’ont prise comme une attaque. Mais pas de quoi inquiéter le locataire de la Place Beauvau.

Une soirée pour décompresser… en très bonne compagnie !

Après l’acte XVII des gilets jaunes, qui n’a réuni que 28 600 personnes dans toute la France, Christophe Castaner a pu profiter de sa soirée du samedi 9 mars. Mais pas question de se poser devant son écran de télévision ! Le ministre de l’Intérieur a choisi de sortir dans un endroit très branché de la capitale française : le Noto. Ce restaurant situé à l’étage de la salle Pleyel dans le 8e arrondissement de Paris, a pour habitude de voir défiler quelques personnalités connues. Ari Abitan, Franck Dubosc, le Youtubeur Norman ou encore Carla Ginola ont déjà été croisés dans l’établissement.

De son côté, Christophe Castaner ne pensait sûrement pas qu’en sortant ce fameux samedi soir, il finirait dans les bras d’une séduisante jeune femme. Cette nuit-là, le ministre – marié depuis 25 ans – a décidé de tout oublier et de se réconforter pendant une soirée bien arrosée. Tous les détails et toutes les photos de cette soirée sont à retrouver dans votre magazine Voici en kiosques cette semaine.

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