bannierre proman juin 2017

Décès des 4 militaires du 4RC : "J'ai vu des larmes mais aussi de la détermination" : la déclaration du chef de corps du 4RC

Les Alpes du Sud sont touchées de plein fouet par le drame survenu au Mali. Une collision entre deux hélicoptères qui a provoqué la mort de 13 militaires Français dans le cadre de l'opération Barkhane dans laquelle la France lutte contre le terrorisme. Une cérémonie d'hommage national aux 13 soldats tués au Mali, présidée par le président Emmanuel Macron, aura lieu lundi 2 décembre prochain aux Invalides à Paris, a-t-on appris ce mardi de source gouvernementale.

 

Quatre de ces militaires qui ont trouvé la mort dans ce terrible accident faisaient parti du 4ème Régiment de Chasseurs : 

- Le Capitaine Romain Chomel de Jarnieu qui était le chef de ce groupe de montagne arrivé sur place le 25 septembre. 

- Le Maréchal des Logis Valentin Duval domicilié à Tallard et dont les parents, le frère et la soeur vivent à Puy Sanières où il allait très souvent quand ses permissions le lui permettaient. 

- Le Maréchal des Logis Chef Alexandre Protin 

- Le Maréchal des Logis Antoine Serre 

 

Deux autres avaient un lien avec les Alpes de Haute-Provence: 

- Le Capitaine Benjamin Gireud né à Digne les Bains dont les parents vivent à Saint André les Alpes dans le Haut Verdon.

- Le Sergent Chef Andreï Jouk de Saint Christol pas loin de Manosque 

 

Les autres victimes:

Le capitaine Nicolas MÉGARD, du 5e Régiment d’hélicoptères de combat de Pau

Le capitaine Clément FRISONROCHE du 5e Régiment d’hélicoptères de combat de Pau

Le lieutenant Alex MORISSE du 5e Régiment d’hélicoptères de combat de Pau

Le lieutenant Pierre BOCKEL du 5e Régiment d’hélicoptères de combat de Pau

L’adjudant-chef Julien CARETTE du 5e Régiment d’hélicoptères de combat de Pau

Le brigadier-chef Romain SALLES DE SAINT PAUL du 5e Régiment d’hélicoptères de combat de Pau

Le maréchal des logis-chef Jérémy LEUSIE du 93e Régiment d’artillerie de montagne de Varces

 

Les Alpes du Sud sous le choc

Le capitaine Benjamin GIREUD du 5e Régiment d’hélicoptères de combat de Pau

Benjamin Gireud, 32 ans. 

Le capitaine Benjamin Gireud était un "travailleur acharné" et "un chef exemplaire, apprécié de ses subordonnés", selon l'armée de terre. Il avait rejoint le régiment de Pau en tant que pilote d'hélicoptère en 2011, après deux ans de formation. Sa première mission au Tchad, en 2013, avait été suivie d'un envoi au Mali en 2014 et de quatre autres missions Barkhane entre 2016 et 2018. Il avait de nouveau été envoyé au Mali, cet été, en tant que pilote Cougar. Il était célibataire. Né le 22 avril 1987 à Digne-les-Bains, le capitaine Benjamin GIREUD a donc servi la France pendant plus de dix ans et avait une grande partie de ses proches dans le Haut-Verdon, à Saint-André les Alpes.

 

 

Le capitaine Romain CHOMEL DE JARNIEU du 4e Régiment de chasseurs de Gap

 

Romain Chomel de Jarnieu, 34 ans. 

Engagé dans l'armée en 2012, Romain Chomel de Jarnieu avait été nommé capitaine en mai dernier. Plusieurs fois décoré, il ne participait pas à sa première opération au Sahel : il avait passé quatre mois au Tchad, en 2016, et quatre mois au Mali, en 2017, comme chef d'un peloton de reconnaissance et d'intervention. Le 26 septembre dernier, il avait une nouvelle fois été déployé au Mali, en tant que chef d'équipe commando, et c'est dans ce rôle qu'il participait à l'opération où il a trouvé la mort lundi.

 


 

Le maréchal des logis-chef Alexandre PROTIN du 4e Régiment de chasseurs de Gap

 

Alexandre Protin, 33 ans.

Ce maréchal des logis-chef de 33 ans a effectué toute sa carrière militaire au sein du 4e régiment des chasseurs de Gap, où il s'était engagé en 2009. Une carrière qui l'a amené à intervenir en Côte d'Ivoire, entre 2011 et 2012, et à effectuer plusieurs missions au Mali, pendant quatre mois en 2016, puis trois mois, de novembre 2018 à janvier 2019. Il y était une nouvelle fois déployé depuis le 26 septembre, au sein d'un groupement tactique désert aérocombat où il occupait le rôle de tireur Minimi, une mitrailleuse légère. L'armée de terre décrit un soldat qui se distinguait "par sa rigueur et son enthousiasme au quotidien". Vivant en concubinage, sans enfant, il laissait entrevoir sur les réseaux sociaux son goût pour l'escalade des sommets alpins.


Le maréchal des logis Antoine SERRE du 4e Régiment de chasseurs de Gap

 

Antoine Serre, 22 ans

Il s'agit de la plus jeune victime de l'accident: 22 ans. Engagé dans l'armée en 2015, le maréchal des logis Antoine Serre effectuait sa troisième mission au Mali, où il avait servi en 2017 puis de septembre 2018 à janvier 2019. Il y avait fait son retour en septembre, occupant, au sein de son groupement tactique aérocombat, le poste de secouriste de combat. L'armée de terre salue "sa rigueur et son enthousiasme pour les missions". Sur les réseaux sociaux, Antoine Serre affichait sa passion des sports de montagne et de la course à pied – l'Amicale des coureurs de fonds d'Auvergne a adressé ses "condoléances" à sa famille. Né à Riom (Puy-de-Dôme), il avait grandi à Charbonnières-les-Varennes, dont le maire, interrogé par La Montagne, se dit "bouleversé" : "C'était un jeune très sympathique, qui ne faisait pas parler de lui". Il était pacsé, sans enfant.

Le maréchal des logis Valentin DUVAL du 4e Régiment de chasseurs de Gap

 

Valentin Duval, 24 ans. 

Ce maréchal des logis a effectué toute sa carrière militaire, depuis 2014, au sein du 4e régiment des chasseurs de Gap. Notamment employé comme opérateur réseaux mobiles puis technicien graphiste, lors de deux missions au Mali en 2016 et 2017, il servait cette fois en tant que chef de cellule radio de son commando. L'armée de terre loue "son grand professionnalisme" et "son très bon état d'esprit", sans oublier "son amour pour la montagne", sans doute hérité de son enfance dans les Hautes-Alpes, dans la petite commune de Puy-Sanières.Il était à présent domicilié à Tallard. "C'était un gamin sérieux, poli, respectueux", se souvient la maire de la commune, Valérie Rossi, dont les administrés sont "sous le choc" dans un village où "les jeunes se fréquentent tous". Il était célibataire et n'avait pas d'enfant.

Le sergent-chef Andreï JOUK du 2e Régiment étranger de génie de Saint-Christol

 

Andreï Jouk, 43 ans

Il était sergent-chef au sein de la Légion étrangère, qu'il avait rejoint il y a onze ans. Marié et père de quatre enfants, il appartenait au deuxième régiment étranger de génie de Saint-Christol d'Albion (Vaucluse). Reconnu pour son "comportement exemplaire", ses "qualités physiques" et sa "grande maturité", il avait intégré, ces dernières années, le groupement de commando montagne, une unité d'élite. Sa mort en opération est survenue à l'occasion de sa quatrième opération extérieure, la troisième au Mali en moins de deux ans.

 

 

Les Alpes du Sud sont touchées de plein fouet par le drame survenu au Mali. Une collision entre deux hélicoptères qui a provoqué la mort de 13 militaires Français dans le cadre de l'opération Barkhane dans laquelle la France lutte contre le terrorisme.

Quatre de ces militaires qui ont trouvé la mort dans ce terrible accident faisaient parti du 4ème Régiment de Chasseurs : 

- Le Capitaine Romain Chomel de Jarnieu qui était le chef de ce groupe de montagne arrivé sur place le 25 septembre. 

- Le Maréchal des Logis Valentin Duval domicilié à Tallard et dont les parents, les 2 frères et la soeur vivent à Puy Sanières où il allait très souvent quand ses permissions le lui permettaient. 

- Le Maréchal des Logis Chef Alexandre Protin 

- Le Maréchal des Logis Antoine Serre 

 

Deux autres avaient un lien avec les Alpes de Haute-Provence: 

- Le Capitaine Benjamin Gireud né à Digne les Bains dont les parents vivent à Saint André les Alpes dans le Haut Verdon.

- Le Sergent Chef Andreï Jouk de Saint Christol pas loin de Manosque 

 

Les autres victimes:

Le capitaine Nicolas MÉGARD, du 5e Régiment d’hélicoptères de combat de Pau

Le capitaine Clément FRISONROCHE du 5e Régiment d’hélicoptères de combat de Pau

Le lieutenant Alex MORISSE du 5e Régiment d’hélicoptères de combat de Pau

Le lieutenant Pierre BOCKEL du 5e Régiment d’hélicoptères de combat de Pau

L’adjudant-chef Julien CARETTE du 5e Régiment d’hélicoptères de combat de Pau

Le brigadier-chef Romain SALLES DE SAINT PAUL du 5e Régiment d’hélicoptères de combat de Pau

Le maréchal des logis-chef Jérémy LEUSIE du 93e Régiment d’artillerie de montagne de Varces

 


 

La réaction du chef de Corps du RCH

"J'ai vu des larmes mais aussi de la détermination" : cette phrase résume bien l'intervention du Colonel De Chilly, le chef de corps du 4ème régiment des chasseurs.

Devant toutes les caméras et micros de France, le patron du régiment qui était il y a quelques semaine encore sur le théâtre des opérations, est revenu sur le drame qui touche le régiment, tous les Gapençais et tous les Français.

Depuis la salle d'honneur où étaient installés les photographies des 4 militaires, le Colonel a d'abord eu évidemment une pensée pour les familles et les proches qu'il a rencontrés ce mardi matin au régiment où elles sont toutes naturellement venues spontanément.

Il est revenu sur le parcours au sein du régiment où les 4 soldats avaient fait leurs 1ères armes dont Romain qui était leur chef de groupe.

Ils étaient sur le théâtre des opérations depuis le 25 septembre dernier pour 4 mois et ils venaient d'effectuer la moitié de leur mission au Mali.

"Notre régiment sortira plus fort de cette épreuve" a encore ajouté le Colonel De Chilly en évoquant les larmes qu'il avait vues chez les familles mais aussi la détermination de tous à combattre plus que jamais le djihadisme.

Et la meilleure preuve est que dès le mois de Janvier, 4 commandos de Montagne du 4ème RC reprendront le chemin du Mali pour continuer le combat contre le terrorisme pour lequel la France et ses soldats ont déjà payé un si lourd tribu.

Les Alpes du Sud  sous le choc

Le capitaine Benjamin GIREUD du 5e Régiment d’hélicoptères de combat de Pau

Benjamin Gireud, 32 ans. 

Le capitaine Benjamin Gireud était un "travailleur acharné" et "un chef exemplaire, apprécié de ses subordonnés", selon l'armée de terre. Il avait rejoint le régiment de Pau en tant que pilote d'hélicoptère en 2011, après deux ans de formation. Sa première mission au Tchad, en 2013, avait été suivie d'un envoi au Mali en 2014 et de quatre autres missions Barkhane entre 2016 et 2018. Il avait de nouveau été envoyé au Mali, cet été, en tant que pilote Cougar. Il était célibataire. Né le 22 avril 1987 à Digne-les-Bains, le capitaine Benjamin GIREUD a donc servi la France pendant plus de dix ans et avait une grande partie de ses proches dans le Haut-Verdon, à Saint-André les Alpes.

 

Le capitaine Romain CHOMEL DE JARNIEU du 4e Régiment de chasseurs de Gap

Romain Chomel de Jarnieu, 34 ans. 

Engagé dans l'armée en 2012, Romain Chomel de Jarnieu avait été nommé capitaine en mai dernier. Plusieurs fois décoré, il ne participait pas à sa première opération au Sahel : il avait passé quatre mois au Tchad, en 2016, et quatre mois au Mali, en 2017, comme chef d'un peloton de reconnaissance et d'intervention. Le 26 septembre dernier, il avait une nouvelle fois été déployé au Mali, en tant que chef d'équipe commando, et c'est dans ce rôle qu'il participait à l'opération où il a trouvé la mort lundi.

 


 

Le maréchal des logis-chef Alexandre PROTIN du 4e Régiment de chasseurs de Gap

 

Alexandre Protin, 33 ans.

Ce maréchal des logis-chef de 33 ans a effectué toute sa carrière militaire au sein du 4e régiment des chasseurs de Gap, où il s'était engagé en 2009. Une carrière qui l'a amené à intervenir en Côte d'Ivoire, entre 2011 et 2012, et à effectuer plusieurs missions au Mali, pendant quatre mois en 2016, puis trois mois, de novembre 2018 à janvier 2019. Il y était une nouvelle fois déployé depuis le 26 septembre, au sein d'un groupement tactique désert aérocombat où il occupait le rôle de tireur Minimi, une mitrailleuse légère. L'armée de terre décrit un soldat qui se distinguait "par sa rigueur et son enthousiasme au quotidien". Vivant en concubinage, sans enfant, il laissait entrevoir sur les réseaux sociaux son goût pour l'escalade des sommets alpins.


Le maréchal des logis Antoine SERRE du 4e Régiment de chasseurs de Gap

 

Antoine Serre, 22 ans

Il s'agit de la plus jeune victime de l'accident: 22 ans. Engagé dans l'armée en 2015, le maréchal des logis Antoine Serre effectuait sa troisième mission au Mali, où il avait servi en 2017 puis de septembre 2018 à janvier 2019. Il y avait fait son retour en septembre, occupant, au sein de son groupement tactique aérocombat, le poste de secouriste de combat. L'armée de terre salue "sa rigueur et son enthousiasme pour les missions". Sur les réseaux sociaux, Antoine Serre affichait sa passion des sports de montagne et de la course à pied – l'Amicale des coureurs de fonds d'Auvergne a adressé ses "condoléances" à sa famille. Né à Riom (Puy-de-Dôme), il avait grandi à Charbonnières-les-Varennes, dont le maire, interrogé par La Montagne, se dit "bouleversé" : "C'était un jeune très sympathique, qui ne faisait pas parler de lui". Il était pacsé, sans enfant.

Le maréchal des logis Valentin DUVAL du 4e Régiment de chasseurs de Gap

 

Valentin Duval, 24 ans. 

Ce maréchal des logis a effectué toute sa carrière militaire, depuis 2014, au sein du 4e régiment des chasseurs de Gap. Notamment employé comme opérateur réseaux mobiles puis technicien graphiste, lors de deux missions au Mali en 2016 et 2017, il servait cette fois en tant que chef de cellule radio de son commando. L'armée de terre loue "son grand professionnalisme" et "son très bon état d'esprit", sans oublier "son amour pour la montagne", sans doute hérité de son enfance dans les Hautes-Alpes, dans la petite commune de Puy-Sanières.Il était à présent domicilié à Tallard. "C'était un gamin sérieux, poli, respectueux", se souvient la maire de la commune, Valérie Rossi, dont les administrés sont "sous le choc" dans un village où "les jeunes se fréquentent tous". Il était célibataire et n'avait pas d'enfant.

Le sergent-chef Andreï JOUK du 2e Régiment étranger de génie de Saint-Christol

 

Andreï Jouk, 43 ans

Il était sergent-chef au sein de la Légion étrangère, qu'il avait rejoint il y a onze ans. Marié et père de quatre enfants, il appartenait au deuxième régiment étranger de génie de Saint-Christol d'Albion (Vaucluse). Reconnu pour son "comportement exemplaire", ses "qualités physiques" et sa "grande maturité", il avait intégré, ces dernières années, le groupement de commando montagne, une unité d'élite. Sa mort en opération est survenue à l'occasion de sa quatrième opération extérieure, la troisième au Mali en moins de deux ans.

 

 

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C'est donc un terrible drame qui est survenu ce lundi soir : 13 militaires français ont été tués au Mali dont quatre du 4e Régiment de Chasseurs de Gap dans la collision de deux hélicoptères. Cela s'est passé lors d'une opération de combat contre des djihadistes, a annoncé ce mardi l'Elysée.

Florence Parly, la ministre des Armées a présenté toutes ses condoléances à leurs familles, leurs proches et leurs frères d’armes. Une enquête est ouverte afin de déterminer les circonstances exactes de ce drame.

Le maréchal des logis Valentin Duval était domicilié à Tallard.

Elle a aussi donné la liste des victimes:

Le capitaine Nicolas MÉGARD, du 5e Régiment d’hélicoptères de combat de Pau

Le capitaine Benjamin GIREUD du 5e Régiment d’hélicoptères de combat de Pau

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Mort pour la France Le 25 novembre 2019

Né le 22 avril 1987 à Digne-les-Bains, le capitaine Benjamin GIREUD a servi la France pendant plus de dix ans. Engagé en tant qu’officier sous contrat pilote en février 2009, il rejoint l’École de l’aviation légère de l’armée de Terre après une formation initiale d’officier aux écoles de Saint-Cyr Coëtquidan. Pilote d’expérimentation et d’essai en 2011, il rejoint le 5 e régiment d’hélicoptères de combat de Pau en tant que pilote sur hélicoptère de manœuvre et d’assaut. Le capitaine Benjamin GIREUD effectue une première mission dans le cadre de l’opération Épervier au Tchad en 2013. Il est projeté ensuite dans le cadre de l’opération Serval au Mali en 2014 et effectuera encore quatre missions à Barkhane de 2016 à 2018. Officier pilote rigoureux et très performant, il possède un haut niveau de compétence professionnelle. Travailleur acharné, il remplit toutes ses missions avec un sens aigu du devoir et de la fraternité d’armes. Ses très belles qualités professionnelles et humaines en font naturellement un chef exemplaire, apprécié de ses subordonnés. Le capitaine Benjamin GIREUD est à nouveau engagé sur l’opération Barkhane à l’été 2019 en tant que pilote Cougar. Lundi 25 novembre 2019, il est mort en opération lors d’une action visant un groupe armé terroriste au sud d’In Delimane dans le Liptako. Le capitaine Benjamin GIREUD était titulaire de la médaille d’outre-mer avec agrafes « Tchad » et «Sahel» et de la médaille d’argent de la défense nationale. Âgé de 32 ans, célibataire, le capitaine Benjamin GIREUD est mort pour la France dans l’accomplissement de sa mission au sein de l’opération Barkhane.

 

Le capitaine Clément FRISONROCHE du 5e Régiment d’hélicoptères de combat de Pau

Le lieutenant Alex MORISSE du 5e Régiment d’hélicoptères de combat de Pau

Le lieutenant Pierre BOCKEL du 5e Régiment d’hélicoptères de combat de Pau

L’adjudant-chef Julien CARETTE du 5e Régiment d’hélicoptères de combat de Pau

Le brigadier-chef Romain SALLES DE SAINT PAUL du 5e Régiment d’hélicoptères de combat de Pau

Le capitaine Romain CHOMEL DE JARNIEU du 4e Régiment de chasseurs de Gap

Mort pour la France Le 25 novembre 2019

Né le 27 juin 1985 à La Roche-sur-Yon, le capitaine Romain CHOMEL de JARNIEU s’engage dans la réserve le 11 juin 2012 pour servir au 2e régiment de Hussards. Il signe ensuite un contrat initial au titre de l’armée de Terre en qualité d’élève officier sous contrat encadrement pour une durée d’un an pour servir aux Écoles de Saint-Cyr Coëtquidan le 23 septembre 2013. Nommé aspirant à titre temporaire le 1 er octobre 2013, il souscrit un contrat en qualité d’officier sous contrat filière encadrement, fonction opérationnelle cavalerie d’une durée de dix ans le 1 er mai 2014 et rejoint le 4e régiment de chasseurs le 7 avril 2014. Nommé sous-lieutenant le 1er mai 2014, il part à Saumur pour suivre le cycle d’instruction 2014-2015. Il est promu lieutenant le 1er mai 2015. Affecté au 4 e régiment de chasseurs le 1 er août 2015 en tant que chef de peloton blindé il effectue une première mission Sentinelle au cours de cette année. Il est projeté une première fois au Tchad dans le cadre de l’opération Barkhane en qualité de chef de peloton de reconnaissance et d’intervention au sein du groupement tactique désert Edelweiss du 8 juin au 6 octobre 2016. Moins d’un an plus tard il retrouve l’opération Barkhane au Mali, cette fois, en tant que chef du peloton de reconnaissance et d’intervention au sein du groupement tactique désert blindé Edelweiss du 28 mai au 5 octobre 2017. Il appuie parfaitement son commandant d’unité malgré une menace avérée. Il reçoit une citation sans croix avec étoile de bronze comportant l’attribution de la médaille d’or de la défense nationale pour cette mission. En 2018, il obtient les brevets de chef de détachement haute-montagne « été » et « hiver » puis en 2019 celui de chef d’équipe de groupement commando montagne. Il est promu au grade de capitaine le 1 er mai 2019. 1/2 Il est officier traitant au bureau opérations instruction en 2019 lorsqu’il est désigné une nouvelle fois pour partir au Mali le 26 septembre 2019 en tant que chef d’équipe commando. Le lundi 25 novembre 2019, il est mort en opération lors d’une action visant un groupe armé terroriste au sud d’In Delimane dans le Liptako au Mali. Il était décoré de la médaille de la défense nationale échelon argent, de la médaille de protection du territoire ainsi que de la médaille d’outre-mer avec agrafe « Sahel ». Il s’était également vu remettre une lettre de félicitations à l’ordre du régiment. Le capitaine Romain CHOMEL de JARNIEU était célibataire et sans enfant. Il est mort pour la France dans l’accomplissement de sa mission au sein de l’opération Barkhane.

 

Le maréchal des logis-chef Alexandre PROTIN du 4e Régiment de chasseurs de Gap

Mort pour la France Le 25 novembre 2019

Né le 30 septembre 1986, le maréchal des logis-chef Alexandre PROTIN a accompli toute sa carrière au sein du 4e régiment de chasseurs. Le 5 novembre 2009, il souscrit un contrat d’engagement en qualité d’engagé volontaire de l’armée de Terre au titre du 4 e régiment de chasseurs. Lors de sa formation initiale, il se distingue par sa rigueur et son enthousiasme au quotidien. Il est élevé à la distinction de 1 re classe le 1 er juin 2010, puis il est promu brigadier le 1 er décembre 2011. Employé en tant que tireur anti-char moyenne portée, recherchant les responsabilités, il seconde son chef de groupe avec efficacité. Il intègre l’École des sous-officiers de Saint-Maixent par la voie semi-directe et est nommé maréchal des logis le 1er janvier 2014. Il est promu maréchal des logis-chef le 1er mai 2019. Il effectue une mission de courte durée en République de Côte d’Ivoire d’octobre 2011 à avril 2012 ainsi que deux missions au Mali de mai à septembre 2016 puis de novembre 2018 janvier 2019. Occupant le poste d’équipier commando il se distingue par un état d’esprit irréprochable. Il est engagé pour la 3 e fois au Mali à compter du 26 septembre 2019, au sein du groupement tactique désert aérocombat, dans le cadre de l’opération Barkhane en qualité de tireur Minimi. Le lundi 25 novembre 2019, il est mort en opération lors d’une action visant un groupe armé terroriste au sud d’In Delimane dans le Liptako au Mali. Le maréchal des logis-chef Alexandre PROTIN était décoré de la médaille de la défense nationale échelon argent avec agrafe «arme blindée et cavalerie », de la médaille d’outre-mer avec agrafe en vermeil « Sahel », de la médaille de la protection du territoire Sentinelle, de la croix du combattant et de la croix de la Valeur militaire avec étoile de bronze. Agé de 33 ans, le maréchal des logis-chef Alexandre PROTIN était en concubinage, sans enfant. Il est mort pour la France dans l’accomplissement de sa mission au sein de l’opération Barkhane.

 

Le maréchal des logis Antoine SERRE du 4e Régiment de chasseurs de Gap

Mort pour la France le 25 novembre 2019

Le 25 novembre 2019 Né le 19 septembre 1997 à Riom, Antoine SERRE s’engage au titre de l’école militaire de haute montagne à Chamonix le 1 er septembre 2015. Nommé maréchal des logis le 1 er janvier 2016, il choisit le 4 e régiment de chasseurs de Gap, où il s’impose par son dynamisme, son exemplarité et son engagement au quotidien. Son grand professionnalisme, sa motivation pour le métier des armes et son amour pour la montagne lui permettent de réussir ses différents stages et d’intégrer le groupement commando montagne du 4e régiment de chasseurs. Volontaire et réactif, il effectue deux missions au Mali de juin à septembre 2017 en qualité de chef de patrouille MILAN puis de septembre 2018 à janvier 2019 en tant qu’équipier commando. Engagé pour la 3 e fois au Mali, à compter du 26 septembre 2019, au sein du groupement tactique désert aérocombat, dans le cadre de l’opération Barkhane en qualité secouriste au combat de 2 e niveau, sa rigueur et son enthousiasme pour les missions lui permettent d’être un élément moteur parmi ses pairs. Le lundi 25 novembre 2019, il est mort en opération lors d’une action visant un groupe armé terroriste au sud d’In Delimane dans le Liptako au Mali. Le maréchal des logis Antoine SERRE était décoré de la médaille d’or de la défense nationale avec étoile de bronze, de la médaille de la défense nationale échelon bronze (agrafes arme blindée et cavalerie et missions d’opérations extérieures) et de la médaille d’outre-mer avec agrafe de vermeil (agrafe SAHEL). Il a également été cité à l’ordre du régiment. Agé de 22 ans, le maréchal des logis Antoine SERRE, était pacsé, sans enfants. Il est mort pour la France dans l’accomplissement de sa mission au sein de l’opération Barkhane.

 

Le maréchal des logis Valentin DUVAL du 4e Régiment de chasseurs de Gap

Mort pour la France le 25 novembre 2019

Le 25 novembre 2019 Né le 8 février 1995 à Rouen, le maréchal des logis Valentin DUVAL a accompli toute sa carrière au sein du 4e régiment de chasseurs. Le 6 mai 2014, il souscrit un contrat d’engagement en qualité d’engagé volontaire de l’armée de Terre au 4 e régiment de chasseurs. Lors de sa formation initiale, il se distingue par sa rigueur et son très bon état d’esprit. Il est élevé à la distinction de 1 re classe le 7 novembre 2014, puis il est promu caporal le 1 er décembre 2016. Employé en tant qu’opérateur réseaux mobiles, il réussit tous ses stages en terminant major de sa promotion. Il intègre l’École des sous-officiers de Saint-Maixent par la voie semi-directe et est nommé maréchal des logis le 11 décembre 2017. Son grand professionnalisme, sa motivation pour le métier des armes et son amour pour la montagne lui permettent de réussir et d’intégrer le groupement commando montagne du 4 e régiment de chasseurs. Il effectue deux missions au Mali de mai à octobre 2016 puis de juin à septembre 2017 en qualité de technicien graphiste où ses compétences en transmissions font de lui un élément indispensable pour son unité. Il est engagé pour la 3 e fois au Mali à compter du 26 septembre 2019, au sein du groupement tactique désert aérocombat, dans le cadre de l’opération Barkhane en qualité de chef de cellule radio. Le lundi 25 novembre 2019, il est mort en opération lors d’une action visant un groupe armé terroriste au sud d’In Delimane dans le Liptako au Mali. Le maréchal des logis Valentin DUVAL était décoré de la médaille de la défense nationale échelon bronze avec agrafe arme blindée et cavalerie et de la médaille d’outre-mer avec agrafe en vermeil SAHEL. Agé de 24 ans, le maréchal des logis Valentin DUVAL était célibataire, sans enfant. Il est mort pour la France dans l’accomplissement de sa mission au sein de l’opération Barkhane.

 

Le maréchal des logis-chef Jérémy LEUSIE du 93e Régiment d’artillerie de montagne de Varces

Le sergent-chef Andreï JOUK du 2e Régiment étranger de génie de Saint-Christol

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Mort pour la France Le 25 novembre 2019

Agé de 43 ans, le sergent-chef Andreï JOUK a rejoint les rangs de la Légion étrangère il y a près de 11 ans. Souscrivant un premier contrat de cinq ans le 30 janvier 2008, il effectue sa formation initiale au 4 e régiment étranger de Castelnaudary, où il se fait remarquer d’emblée par sa grande motivation et son fort potentiel. A l’issue de son instruction, figurant parmi les meilleurs, il choisit de rejoindre le 2 e régiment étranger de génie de Saint-Christol, le 12 juin 2008. Sapeur d’assaut toujours volontaire, rustique et endurant, il s’impose aisément et s’intègre parfaitement au sein de sa section. Titulaire de la distinction de légionnaire de 1 re classe, le 1 er janvier 2009, fort de qualités physiques et militaires unanimement reconnues et d’une grande maturité, il est rapidement désigné pour effectuer une formation générale élémentaire. Il est nommé caporal le 1er février 2010. Poursuivant un parcours en tous points remarquable, il est un chef d’équipe et un légionnaire de montagne discipliné, dévoué à ses chefs et particulièrement investi dans toutes les missions qui lui sont confiées. Il intègre ainsi tout naturellement le corps des sous-officiers le 1 er septembre 2011. Le 1 er janvier 2018, il est promu au grade de sergent-chef. Sur le territoire français comme en opération extérieure, il fait preuve d’un comportement exemplaire en tout lieu et en toute circonstance. Son goût pour l’engagement et l’action, son esprit d’équipe et ses qualités exceptionnelles en montagne lui permettent de réussir brillamment, en 2016, les tests de sélection qui lui ouvrent la porte de la section de recherche et d’intervention offensive. Il suit alors, durant une année, une formation dense et exigeante de commando, acquérant compétences et aptitudes de spécialiste génie mais également les savoir-faire propres à l’infiltration en haute montagne. Il rejoint alors le groupement de commando montagne, unité d’élite de la 27e brigade d’infanterie de montagne, au sein duquel il est projeté à plusieurs reprises en bande sahélo-saharienne. Il a effectué trois opérations extérieures : une en Afghanistan au sein de l’opération « Pamir » de décembre 2010 à avril 2011, puis deux au Mali dans le cadre de l’opération « Barkhane » de janvier à mai 2018 et de septembre 2018 à janvier 2019. Il a également été projeté en mission de courte durée en Guyane de septembre 2015 à mars 2016 mais aussi en renfort temporaire, à quatre reprises, à Djibouti, au sein de la 13e demi-brigade de légion étrangère, entre 2009 et 2014. Lundi 25 novembre 2019, il est mort en opération lors d’une action visant un groupe armé terroriste au sud d’In Delimane dans le Liptako au Mali. Le sergent-chef Andreï JOUK était titulaire de la croix de la Valeur militaire avec étoile de bronze. Il était décoré de la croix du combattant, de la médaille de la reconnaissance française, de la médaille d’outre-mer avec agrafe « Sahel », de la médaille de la défense nationale d’argent échelon « Argent », de la médaille commémorative française avec agrafe « Afghanistan », de la médaille de la protection militaire du territoire avec agrafe « Harpie ». Marié et père de quatre enfants, le sergent-chef Andreï JOUK est mort pour la France au sein de l’opération Barkhane.

Quelques réactions de Gapençais, qui ont appris la nouvelle ce mardi :

D!CI TV : réactions des Gapençais après le décès de 4 militaires du 4RC de Gap from ALTO Dici Radio on Vimeo.

 

 

À lire aussi : Mali: l’impasse politique pèse sur l’opération «Barkhane»

Emmanuel Macron a salué «avec le plus grand respect la mémoire de ces militaires de l'armée de terre, six officiers, six sous-officiers, et un caporal-chef, tombés en opération et morts pour la France dans le dur combat contre le terrorisme au Sahel», a indiqué la présidence dans un communiqué. L'accident est survenu lundi soir dans le cadre d'une opération de Barkhane, qui mobilise 4500 militaires au Sahel. Il provoque l'un des plus lourds bilans humains essuyé par l'armée française depuis l'attentat du Drakkar, à Beyrouth en 1983. Un hélicoptère de combat Tigre est entré en collision avec un hélicoptère de manœuvre et d'assaut Cougar, selon des sources de la défense.

Emmanuel Macron «s'incline devant la douleur de leurs familles et de leurs proches et leur adresse ses plus sincères condoléances, en les assurant de l'indéfectible solidarité de la Nation», précise l'Elysée. Le président «exprime son soutien le plus total à leurs camarades de l'armée de terre et des armées françaises. Il tient à saluer le courage des militaires français engagés au Sahel et leur détermination à poursuivre leur mission. Il les assure de son entière confiance», conclut le texte.

Cet accident porte à 38 le nombre de militaires français tués au Mali depuis le début de l'intervention française dans ce pays du Sahel en 2013, avec l'opération Serval. Le dernier mort était le brigadier Ronan Pointeau, 24 ans, tué début novembre dans l'explosion d'un engin explosif. Le dernier accident mortel d'hélicoptères dans l'armée remonte à février 2018, lorsque deux hélicoptères d'une école de l'armée de Terre s'étaient écrasés dans le Var, à une cinquantaine de kilomètres de Saint-Tropez, après une collision en vol, faisant cinq morts.

Photo : illustrations  
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