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Décès de 4 militaires du 4RC : la commune de Puy Sanières près d'Embrun ou Valentin avait grandit sous le choc

Les Alpes du Sud sont touchées de plein fouet par le drame survenu au Mali. Une collision entre deux hélicoptères qui a provoqué la mort de 13 militaires Français dans le cadre de l'opération Barkhane dans laquelle la France lutte contre le terrorisme.

Quatre de ces militaires qui ont trouvé la mort dans ce terrible accident faisaient parti du 4ème Régiment de Chasseurs : 

- Le Capitaine Romain Chomel de Jarnieu qui était le chef de ce groupe de montagne arrivé sur place le 25 septembre. 

- Le Maréchal des Logis Valentin Duval domicilié à Tallard et dont les parents, le frère et la soeur vivent à Puy Sanières où il allait très souvent quand ses permissions le lui permettaient. 

- Le Maréchal des Logis Chef Alexandre Protin 

- Le Maréchal des Logis Antoine Serre 

 

Deux autres avaient un lien avec les Alpes de Haute-Provence: 

- Le Capitaine Benjamin Gireud né à Digne les Bains dont les parents vivent à Saint André les Alpes dans le Haut Verdon.Son grand-père était médecin aux Carmes à Aiglun et habite à Allos. Sa grand mère était pharmacienne à Saint-André-les-Alpes.Ses parents ont grandi et habitent toujours dans le Haut-Verdon.

- Le Sergent Chef Andreï Jouk de Saint Christol pas loin de Manosque 

 

La commune de Puy-Sanières près d'Embrun est sous le choc: le maréchal des logis Valentin Duval, l'une des 13 victimes de l'accident dramatique survenu au Mali, domicilié à Tallard, avait toute sa famille et ses amis sur cette commune de l'Embrunais.

D!CI TV : la réaction de Valérie Rossi sur la disparition de Valentin Duval, militaire du 4RC from ALTO Dici Radio on Vimeo.

 

Le communiqué de Valérie Rossi, maire Puy de Sanières


Nous apprenons avec stupeur et une profonde tristesse que l’un des 4 militaires du 4e régiment de chasseurs de Gap tués dans le crash des hélicoptères au Mali est un jeune habitant de notre commune. C’était un jeune homme qui faisait preuve d’un fort engagement dans ses missions. Il aimait venir pendant ses permissions se ressourcer chez lui auprès de sa famille et de ses amis. Nous l’avons vu grandir ici, auprès de son frère …et de sa sœur et suivre sa scolarité dans notre petite école où tout le monde le connaissait et l’appréciait.
Je tiens à apporter avec le conseil municipal et les employés communaux tout notre soutien et nos plus sincères condoléances dans ces moments terribles à, ses parents, sa sœur, son frère, sa famille, ses proches, ses amis.
La commune lui rendra l’hommage qu’il mérite.

"Valentin, nous ne t’oublierons jamais et souhaitons vivement honorer ta mémoire et celle de tes frères d’armes, des Hautes-Alpes et de notre nation toute entière, morts avec courage au combat pour défendre nos libertés. »

Les Alpes du Sud sous le choc

Le capitaine Benjamin GIREUD du 5e Régiment d’hélicoptères de combat de Pau

Benjamin Gireud, 32 ans. 

Le capitaine Benjamin Gireud était un "travailleur acharné" et "un chef exemplaire, apprécié de ses subordonnés", selon l'armée de terre. Il avait rejoint le régiment de Pau en tant que pilote d'hélicoptère en 2011, après deux ans de formation. Sa première mission au Tchad, en 2013, avait été suivie d'un envoi au Mali en 2014 et de quatre autres missions Barkhane entre 2016 et 2018. Il avait de nouveau été envoyé au Mali, cet été, en tant que pilote Cougar. Il était célibataire. Né le 22 avril 1987 à Digne-les-Bains, le capitaine Benjamin GIREUD a donc servi la France pendant plus de dix ans et avait une grande partie de ses proches dans le Haut-Verdon, à Saint-André les Alpes.Son grand-père était médecin aux Carmes à Aiglun et habite à Allos. Sa grand mère était pharmacienne à Saint-André-les-Alpes.Ses parents ont grandi et habitent toujours dans le Haut-Verdon.

 

Le capitaine Romain CHOMEL DE JARNIEU du 4e Régiment de chasseurs de Gap

Romain Chomel de Jarnieu, 34 ans. 

Engagé dans l'armée en 2012, Romain Chomel de Jarnieu avait été nommé capitaine en mai dernier. Plusieurs fois décoré, il ne participait pas à sa première opération au Sahel : il avait passé quatre mois au Tchad, en 2016, et quatre mois au Mali, en 2017, comme chef d'un peloton de reconnaissance et d'intervention. Le 26 septembre dernier, il avait une nouvelle fois été déployé au Mali, en tant que chef d'équipe commando, et c'est dans ce rôle qu'il participait à l'opération où il a trouvé la mort lundi.

 


 

Le maréchal des logis-chef Alexandre PROTIN du 4e Régiment de chasseurs de Gap

 

Alexandre Protin, 33 ans.

Ce maréchal des logis-chef de 33 ans a effectué toute sa carrière militaire au sein du 4e régiment des chasseurs de Gap, où il s'était engagé en 2009. Une carrière qui l'a amené à intervenir en Côte d'Ivoire, entre 2011 et 2012, et à effectuer plusieurs missions au Mali, pendant quatre mois en 2016, puis trois mois, de novembre 2018 à janvier 2019. Il y était une nouvelle fois déployé depuis le 26 septembre, au sein d'un groupement tactique désert aérocombat où il occupait le rôle de tireur Minimi, une mitrailleuse légère. L'armée de terre décrit un soldat qui se distinguait "par sa rigueur et son enthousiasme au quotidien". Vivant en concubinage, sans enfant, il laissait entrevoir sur les réseaux sociaux son goût pour l'escalade des sommets alpins.


Le maréchal des logis Antoine SERRE du 4e Régiment de chasseurs de Gap

 

Antoine Serre, 22 ans

Il s'agit de la plus jeune victime de l'accident: 22 ans. Engagé dans l'armée en 2015, le maréchal des logis Antoine Serre effectuait sa troisième mission au Mali, où il avait servi en 2017 puis de septembre 2018 à janvier 2019. Il y avait fait son retour en septembre, occupant, au sein de son groupement tactique aérocombat, le poste de secouriste de combat. L'armée de terre salue "sa rigueur et son enthousiasme pour les missions". Sur les réseaux sociaux, Antoine Serre affichait sa passion des sports de montagne et de la course à pied – l'Amicale des coureurs de fonds d'Auvergne a adressé ses "condoléances" à sa famille. Né à Riom (Puy-de-Dôme), il avait grandi à Charbonnières-les-Varennes, dont le maire, interrogé par La Montagne, se dit "bouleversé" : "C'était un jeune très sympathique, qui ne faisait pas parler de lui". Il était pacsé, sans enfant.

Le maréchal des logis Valentin DUVAL du 4e Régiment de chasseurs de Gap

 

Valentin Duval, 24 ans. 

Ce maréchal des logis a effectué toute sa carrière militaire, depuis 2014, au sein du 4e régiment des chasseurs de Gap. Notamment employé comme opérateur réseaux mobiles puis technicien graphiste, lors de deux missions au Mali en 2016 et 2017, il servait cette fois en tant que chef de cellule radio de son commando. L'armée de terre loue "son grand professionnalisme" et "son très bon état d'esprit", sans oublier "son amour pour la montagne", sans doute hérité de son enfance dans les Hautes-Alpes, dans la petite commune de Puy-Sanières.Il était à présent domicilié à Tallard. "C'était un gamin sérieux, poli, respectueux", se souvient la maire de la commune, Valérie Rossi, dont les administrés sont "sous le choc" dans un village où "les jeunes se fréquentent tous". Il était célibataire et n'avait pas d'enfant.

Le sergent-chef Andreï JOUK du 2e Régiment étranger de génie de Saint-Christol

 

Andreï Jouk, 43 ans

Il était sergent-chef au sein de la Légion étrangère, qu'il avait rejoint il y a onze ans. Marié et père de quatre enfants, il appartenait au deuxième régiment étranger de génie de Saint-Christol d'Albion (Vaucluse). Reconnu pour son "comportement exemplaire", ses "qualités physiques" et sa "grande maturité", il avait intégré, ces dernières années, le groupement de commando montagne, une unité d'élite. Sa mort en opération est survenue à l'occasion de sa quatrième opération extérieure, la troisième au Mali en moins de deux ans.

 

 

C'est donc un terrible drame qui est survenu ce lundi soir : 13 militaires français ont été tués au Mali dont quatre du 4e Régiment de Chasseurs de Gap dans la collision de deux hélicoptères. Cela s'est passé lors d'une opération de combat contre des djihadistes, a annoncé ce mardi l'Elysée.

Florence Parly, la ministre des Armées a présenté toutes ses condoléances à leurs familles, leurs proches et leurs frères d’armes. Une enquête est ouverte afin de déterminer les circonstances exactes de ce drame.

Le maréchal des logis Valentin Duval était domicilié à Tallard.

Elle a aussi donné la liste des victimes:

Le capitaine Nicolas MÉGARD, du 5e Régiment d’hélicoptères de combat de Pau

Le capitaine Benjamin GIREUD du 5e Régiment d’hélicoptères de combat de Pau

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Le capitaine Clément FRISONROCHE du 5e Régiment d’hélicoptères de combat de Pau

Le lieutenant Alex MORISSE du 5e Régiment d’hélicoptères de combat de Pau

Le lieutenant Pierre BOCKEL du 5e Régiment d’hélicoptères de combat de Pau

L’adjudant-chef Julien CARETTE du 5e Régiment d’hélicoptères de combat de Pau

Le brigadier-chef Romain SALLES DE SAINT PAUL du 5e Régiment d’hélicoptères de combat de Pau

Le capitaine Romain CHOMEL DE JARNIEU du 4e Régiment de chasseurs de Gap

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Le maréchal des logis-chef Alexandre PROTIN du 4e Régiment de chasseurs de Gap

Le maréchal des logis Antoine SERRE du 4e Régiment de chasseurs de Gap

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Le maréchal des logis Valentin DUVAL du 4e Régiment de chasseurs de Gap

Le maréchal des logis-chef Jérémy LEUSIE du 93e Régiment d’artillerie de montagne de Varces

Le sergent-chef Andreï JOUK du 2e Régiment étranger de génie de Saint-Christol

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À lire aussi : Mali: l’impasse politique pèse sur l’opération «Barkhane»

Emmanuel Macron a salué «avec le plus grand respect la mémoire de ces militaires de l'armée de terre, six officiers, six sous-officiers, et un caporal-chef, tombés en opération et morts pour la France dans le dur combat contre le terrorisme au Sahel», a indiqué la présidence dans un communiqué. L'accident est survenu lundi soir dans le cadre d'une opération de Barkhane, qui mobilise 4500 militaires au Sahel. Il provoque l'un des plus lourds bilans humains essuyé par l'armée française depuis l'attentat du Drakkar, à Beyrouth en 1983. Un hélicoptère de combat Tigre est entré en collision avec un hélicoptère de manœuvre et d'assaut Cougar, selon des sources de la défense.

Emmanuel Macron «s'incline devant la douleur de leurs familles et de leurs proches et leur adresse ses plus sincères condoléances, en les assurant de l'indéfectible solidarité de la Nation», précise l'Elysée. Le président «exprime son soutien le plus total à leurs camarades de l'armée de terre et des armées françaises. Il tient à saluer le courage des militaires français engagés au Sahel et leur détermination à poursuivre leur mission. Il les assure de son entière confiance», conclut le texte.

Cet accident porte à 38 le nombre de militaires français tués au Mali depuis le début de l'intervention française dans ce pays du Sahel en 2013, avec l'opération Serval. Le dernier mort était le brigadier Ronan Pointeau, 24 ans, tué début novembre dans l'explosion d'un engin explosif. Le dernier accident mortel d'hélicoptères dans l'armée remonte à février 2018, lorsque deux hélicoptères d'une école de l'armée de Terre s'étaient écrasés dans le Var, à une cinquantaine de kilomètres de Saint-Tropez, après une collision en vol, faisant cinq morts.

Photo : illustrations
Puy Sanières en larme
Hautes-Alpes