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Hautes-Alpes : Ça chauffe à l'hôpital d'Embrun

Ce vendredi s'est tenue une manifestation devant les portes de l'hôpital d'Embrun pour contester le transfert de 15 lits d'unité de soins longue durée vers l'EHPAD de Lou Village. Plus de 200 personnes s'étaient réunis pour contester la prise de cette décision unilatérale par le directeur par intérim de l'hôpital. Des élus locaux tel que Chantal Eyméoud, Maire d'Embrun mais également présidente du Conseil de Surveillance de l'hôpital, ou encore d'autres Maires de communes proches avaient fait le déplacement pour cette manifestation et la réunion du Conseil de Surveillance. On écoute Chantal Eyméoud au micro d'Arnaud Veyret.

Le communiqué de Chantal Eymeoud, maire d'Embrun ,la semaine dernière

L’hôpital public traverse une crise sans précédent.  

La reprise de la dette des hôpitaux, même partielle, annoncée par le premier ministre Edouard Philippe et la ministre de la santé Agnès Buzyn, est une première étape.

Cela doit permettre de relancer l’investissement dans l’hôpital public.

Mais l’hôpital, c’est aussi l’humain, les patients et les professionnels qui s’y investissent au quotidien.

De ce point de vue, le plan annoncé est décevant.

En outre,  pourquoi  les primes aux hospitaliers, aux paramédicaux et aux aides-soignants, ne devraient être accordées qu’au personnel de la Région Parisienne ?

Cela agrandit la fracture entre Paris et le reste de la France !

L’attractivité des hôpitaux ne doit pas concerner que la Région Parisienne.  Ce n’est pas concevable !

En tant que Maire d’Embrun et Présidente du Conseil de surveillance de l’Hôpital, je suis souvent alertée sur les conditions de travail difficile des agents, par les syndicats, qui me font part de leur profonde inquiétude.

Pour concevoir l’avenir de l’hôpital public, il faut impérativement que tous les acteurs locaux y soient associés (syndicats, élus, ARS...).  

Il faut ainsi définir un véritable plan de santé territorial, doté des moyens nécessaires à cet enjeu vital pour nos territoires.

Ce plan de santé territorial doit traiter de l’évolution de l’hôpital public et définir les moyens efficaces de lutte contre les déserts médicaux.

Il faut savoir faire confiance aux acteurs locaux, connaisseurs à la fois des enjeux de proximité, mais aussi de l’intérêt général.

J’ai rencontré ce mercredi 20 novembre le Président de la République, Emmanuel Macron,  et le Premier ministre Edouard Philippe, dans le cadre du Congrès des Maires.

Je les ai particulièrement alertés sur la nécessité de doter le centre hospitalier d’Embrun d’un scanner, qui doit accompagner tout service d’urgence, et de ne supprimer aucun de ses lits.

Ces lits sont indispensables au maintien d‘une offre de soin de qualité, au déploiement d’une médecine de proximité, et à l’accompagnement des personnes âgées dépendantes.

L’Hôpital d’Embrun a déjà fait beaucoup d’effort : j’en suis le témoin !

lLe Communiqué de la CDFDT

Monsieur RIPERT, Directeur par intérim a pour mission la suppression du déficit de notre hôpital. L’USLD et les EHPAD sont concernées aujourd’hui. Cela implique la suppression de lits médico-sociaux et d’emplois dans les équipes soignantes.
La CFDT s’interroge :
Combien allons-nous perdre de lits au total, d‘emplois contractuels et de postes de fonctionnaires à la fin de cette mission ?
Pourquoi Monsieur RIPERT, Directeur par intérim, engage-t-il avec une telle urgence le transfert de l’USLD et la fermeture de places en EHPAD ? Quel sera l’avenir pour les services de médecine et soins de suite nécessaires à la prise en soins de la population ?
Le service des urgences est-il menacé pour la 3ème fois ?
Le Ministère de la Santé s’est engagé à reprendre la dette de certains établissements, 10 milliards sont engagés sur 3 ans. Pour sauver l’hôpital d’Embrun et ses EHPAD nous avons besoin de 2 millions d’euros. Toutes les réorganisations possibles ont été faites, le personnel hospitalier ne peut plus être la variable d’ajustement budgétaire.
« Les enveloppes financières à la main des hôpitaux » promises par le gouvernement permettraient la restauration de l’attractivité par la construction rapide d’un nouvel hôpital. Les locaux actuels sont vétustes et ne correspondent plus aux critères d’hospitalisation.
Pour la CFDT il y a urgence car la sécurité sanitaire du territoire est en jeu. Nous demandons à tous les responsables politiques et associatifs du département et au-delà de travailler pour notre hôpital afin d’exiger :
la prise en charge de notre déficit
le financement d’un nouvel hôpital
Avec les salariés, nous demandons le soutien de la population et de nos élus.
Un rassemblement est organisé devant l’hôpital :
Le Vendredi 29 novembre 2019 à 12h30
Avant la réunion exceptionnelle du Conseil de Surveillance
Présidée par Madame Chantal EYMEOUD (l’ordre du jour unique est le transfert des lits USLD)

 

 

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