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Alpes de Haute-Provence : une manifestation devant les urgences de Sisteron pour lutter "contre l'effondrement de l'hôpital public"

 

Nouvelle mobilisation en vue pour les urgences de Sisteron ce lundi soir. Après l'histoire du radeau de la méduse la semaine dernière, les manifestants ont décidé, par écho à l'éboulement d'un Pénitent des Mées lundi dernier, de "résister à l'effondrement de l'hôpital public". A partir de 17 heures ce lundi soir, gilets jaunes, élus et citoyens seront devant la mairie de Sisteron, pour rouvrir les urgences 24 h / 24 et 7 jours / 7.

 

Communiqué de presse :

Lundi 2 décembre, lors du 23 rassemblement consécutif pour la réouverture des urgences ce fut l'occasion de raconter l'histoire du "Radeau de la Méduse" et de faire le lien avec la situation actuelle.
En effet, un capitaine s'est rendu coupable de l'échouement de son grand navire "La Méduse" et de tout son équipage. Le capitaine a voulu aller très très vite, a fait des choix hasardeux, persuadés que lui seul avait raison, n'écoutant pas ceux qui essayaient de le raisonner. Ensuite, ce qui devait arriver, arriva et le bateau s'échoua sur un banc de sable. Il fut alors décidé de construire un grand radeau avec le matériel à disposition.
Alors que le commandant et les officiers embarquent dans des chaloupes, les soldats, le peuple étaient envoyés sur le radeau.

Le commandant quitta "la Méduse" alors qu'il restait encore de très nombreuses personnes à bord et il choisit la chaloupe la moins périlleuse, ce qui est totalement contraire aux règles et à l'honneur maritime.
Ce qui avait pu trouver une place montèrent à bord du radeau. Ils étaient tellement serrés, qu'ils ne pouvaient ne s'assoir et encore moins s'allonger. Ils avaient très peu de nourriture et d'eau à disposition. Le commandant et les officiers s'étant garder l'essentiel de la nourriture et de l'eau alors qu'ils  étaient une toute petite minorité.
Les quelques chaloupes, dans un premier temps étaient attachées entre elles et tiraient le radeau qui était en dernière position.

Puis à un moment, le fil les reliant au radeau fit coupé, et le radeau fut livré à lui même, partant à la dérive. Le radeau était surchargé et avait du mal à flotter.

Dans la panique générale, certains se suicidèrent...d'autres se s'entretuèrent... d'autres en venaient à se manger entre eux... les malades étaient jetés à la mer...
Cette histoire horrible du radeau de la Méduse nous fait penser à plusieurs niveaux à la situation actuelle. Aujourd'hui, les pouvoirs en place nous mettent tous sur des radeaux. Ils nous mettent dans une situation tellement difficile, tellement insupportable, qu'ils veulent effacer toute idée de solidarité... et créer le maximum de divisions entre le peuple. Avec une ministre de la santé, Madame Buzyn, qui nous envoie une bouée usagée et qui nous demande de nous débrouiller avec !
Il faudrait supprimer des maternités, des services d'urgences, fusionner des SAMU... mettant toujours plus la population en insécurité. Le drame survenu à Belfort ces derniers jours nous rappellent un peu plus les menaces qu'ils font peser sur nos vies avec détachement et cynisme. N'oublions pas la menace de projet de fusion des SAMU 04 et 05 qui est toujours bien réelle !
Lundi 9 décembre RDV à 17h00 devant la Mairie de Sisteron pour résister à l'effondrement. Parallèlement à l'effondrement de la biodiversité, de la protection sociale, ou de rochers (comme ces derniers jours dans notre territoire)... Nous assistons à un effondrement de l'hôpital public comme aux Urgences de Sisteron.
Pour que les urgences et l'égalité de traitement restent debout, soyons encore nombreuses et nombreux lundi devant la mairie de Sisteron pour exiger toujours avec détermination la réouverture des Urgences 24h00/24, 7 jours/7 !

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