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Hautes-Alpes : la SAPN dénonce la réduction des distances d'épandages des pesticides

La société Alpine de protection de la Nature (SAPN) monte au créneau. Selon leur communiqué, le député Joël Giraud (LREM) vient d'annoncer que le gouvernement autorise les épandages de pesticides jusqu’à 3m des habitations. La distance prévue était initialement de 5m et de nombreux maires demandent une distance minimale de 150m.


Neuf associations dont France Nature Environnement (FNE), l’UFC Que choisir, la Ligue pour la Protection des Oiseaux (LPO) à l’initiative de Générations futures ont déposé le 22 avril 2020 un recours au Conseil d’Etat visant à faire suspendre l’arrêté ministériel du 27 décembre 2019 et l’instruction technique du 3 février 2020 du Ministère de l’Agriculture qui autorise des distances  d’épandage des pesticides très faibles par rapport aux habitations.


Néanmoins et dans ce contexte de crise sanitaire le Gouvernement a adopté une instruction et communiqué sur la possibilité de réductions supplémentaires.  Ces dérogations permettent de passer outre le processus de concertation à l’initiative des utilisateurs de pesticides et l’obligation faite dans la Loi de respecter des zones sans traitement en l’absence de chartes, chartes dont la démarche de concertation et le contenu doivent être approuvés par les préfets. En clair pas besoin de concertations autour de chartes, ni d’approbations préfectorales pour pouvoir pulvériser des produits toxiques à des distances encore plus faible des habitations et des riverains qui y sont confinés, et ce jusque fin juin, période durant laquelle les épandages sont nombreux !


Selon SAPN cette décision constitue un déni de démocratie, et la situation actuelle justifierait au contraire de faire jouer le principe de précaution en augmentant la distance de protection pour ces épandages de produits toxiques. La SAPN dans leur communiqué rappelle que ces épandages agricoles aggravent la pollution de l’air responsable chaque année de 48 000 morts prématurées en France (étude de Santé publique France en 2016) et que cette pollution, en particulier avec les particules fines, fragilise nos organismes, en particulier notre système respiratoire, face au Coronavirus.
La SAPN proteste énergiquement contre ce nouveau soutien à des pratiques agricoles d’un autre âge. 

Image : archives 

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