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Coronavirus : Un fonds de soutien pour les discothèques votés par les députés, dont Joël Giraud

Un peu d'air pour le milieu de la nuit. Un fonds de soutien pour les acteurs de la nuit a été voté à l'Assemblée nationale. 150 député(e)s, dont Joël Giraud, se sont mobilisé(e)s depuis plusieurs semaines pour faire comprendre l’urgence d’apporter un soutien économique aux 1 600 chefs d’entreprises qui travaillent la nuit dans les discothèques. Ils sont satisfaits d’avoir été entendus par Alain Griset, le ministre délégué aux PME, qui va accompagner ces entrepreneurs pour éviter la fermeture définitive de leurs établissements. Sans recettes ni ressources depuis le 17 mars, ils sont aujourd’hui dans une situation extrêmement périlleuse. Alors que les aides de l’Etat leur étaient peu accessibles, que les frais relatifs à leurs assurances ou à leurs loyers continuaient de courir, ces établissements semblent ne pas pouvoir rouvrir avant le début du mois d’octobre. Dans ces conditions, ce sont des milliers d’emplois indispensables à une pratique festive responsable qui risquent de disparaitre dès cet été, au carrefour des filières économiques, touristiques et culturelles.

Le gouvernement a ainsi annoncé ce jour la création d’un fonds de soutien qui sera une bouffée d’oxygène pour ce secteur. Il permettra d’octroyer jusqu’à 15.000 euros par mois aux discothèques sur justificatifs pour leur permettre de payer tout ou partie de leurs charges fixes mensuelles entre juin et août, avec un point d’étape en septembre. De plus, une réunion avec le secteur bancaire, actuellement frileux pour les soutenir, pourrait avoir lieu rapidement. Enfin, le ministre a aussi estimé souhaitable que les organisations professionnelles puissent rencontrer le Conseil scientifique afin de faire valider le protocole sanitaire indispensable à leur réouverture. Le député Joël Giraud se réjouit de cette avancée tout en rappelant que la meilleure solution reste que la nuit revoit le jour au plus tôt, en fonction bien évidemment des contraintes sanitaires observables et de l’évolution de l’épidémie. Les parlementaires resteront vigilants pour que ce fonds de solidarité soit adapté ou poursuivi tant qu’il le faudra.

 

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