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Manosque : A la veille de l'Aïd el Kebir les boucheries se préparent au rush

Si c'est une fête traditionnelle cette année l’Aïd-el-Kebir combinée avec les conditions de la covid-19, n'aura pas la même saveur que d'ordinaire même si elle sera célébrée dès ce vendredi. Pour rappel l’Aïd-el-Kébir commémore chaque année l’épreuve que, selon les textes religieux, Dieu fit vivre à Abraham. En effet Dieu demanda au patriarche de sacrifier son unique fils. Et comme le père était très croyant il accepta, néanmoins le couteau fut arrêté juste à temps et un bélier pris la place du fils, Ismaël. L'animal sera égorgé et c'est depuis une tradition qui perdure. Néanmoins cette année outre le fait qu'il il est interdit en France de mettre à mort un animal de façon rituelle les conditions sanitaires imposées par la crise sanitaire ne riment pas forcément avec fête. Néanmoins à Manosque la boucherie Provence Halal se prépare pour assurer la vente traditionnelle de viande :

Le communiqué de la préfecture des Hautes-Alpes relatif à l'organisation de La fête de l'Aïd al Adha 

Le vendredi 31 juillet 2020, la communauté musulmane célébrera la fête religieuse de l’Aïd al Adha (ou Aïd el Kebir). À cette occasion, les familles musulmanes ont l’habitude de faire sacrifier un mouton suivant le rite hallal. Afin de permettre le bon déroulement de cette pratique traditionnelle, les abattoirs de Gap et de Guillestre, disposant d’un agrément sanitaire, seront ouverts ce jour-là et les familles musulmanes pourront y faire sacrifier leur agneau après la prière. Des sacrificateurs agréés par les instances religieuses musulmanes seront présents sur chaque site et les animaux seront préparés dans le respect des règles d’hygiène et de protection animale. Compte tenu de la circulation toujours active du coronavirus - Covid-19, des mesures de protection seront appliquées dans les abattoirs : un sens de circulation devra être respecté sur chaque site, ainsi qu’une distance d’au moins un mètre entre les personnes. Le port du masque pour toute personne de plus de 11 ans sera obligatoire et viendra en complément des mesures d’hygiène (lavage des mains) et de distanciation qui restent d’actualité. Particulièrement, sur le site de Gap, une seule personne par animal destiné au sacrifice sera autorisée à entrer dans la bergerie. Sur le site de Guillestre, un planning d’arrivée des animaux est établi afin d’éviter la concentration des personnes. Il est conseillé de s’adresser à la direction des abattoirs (Gap : 04 92 53 61 51, Guillestre : 06 83 01 20 51) pour plus de détails concernant l’organisation de l’abattage au cours de cette journée. Dans chaque abattoir, les services de l’État (service d’inspection vétérinaire) assurent un contrôle permanent afin de s’assurer du respect des conditions d’abattage des animaux et de la salubrité de chaque carcasse destinée à la consommation humaine. Comme chaque année, un arrêté préfectoral précise que sont interdits : • la détention de moutons par des personnes qui ne sont pas déclarées comme éleveurs ; • le transport de moutons par des particuliers ; • l'abattage rituel en dehors des abattoirs agréés. Des contrôles du respect de cet arrêté seront réalisés. Les bêtes abattues dans le cadre réglementaire, dans des abattoirs agréés, font l’objet d’un examen vétérinaire systématique alors que celles abattues clandestinement échappent aux contrôles et peuvent, si elles sont porteuses d’une maladie, impacter la santé des consommateurs.

Le communiqué de la préfecture des Alpes de Haute-Provence  relatif à l'organisation de La fête de l'Aïd al Adha 

Le premier jour de la fête religieuse musulmane de l’Aïd al Adha, ou Aïd el-Kebir, aura lieu cette année aux alentours du vendredi 31 juillet. Cette date sera confirmée dans les jours qui précèdent par le Conseil français du culte musulman (CFCM). À cette occasion, les pouvoirs publics rappellent que seules les viandes issues d’abattoirs agréés offrent des garanties suffisantes en matière de sécurité sanitaire et que la loi réprime l’abattage clandestin ainsi que le transport d’animaux vivants dans des conditions qui ne respectent pas le bien-être animal. L’abattage en dehors d’un abattoir agréé est un délit passible de 15 000 euros d’amende et de six mois d’emprisonnement en vertu de l'article L 237-2 du Code rural et de la pêche maritime. De même, le fait de mettre à disposition des locaux, terrains, installations, matériels ou équipements en vue d'effectuer ou de faire effectuer un abattage rituel en dehors d'un abattoir agréé est également passible des mêmes peines. L’accomplissement du rite doit se faire dans le respect des dispositions réglementaires en vigueur en matière de santé publique, de protection animale et d’environnement. Des sacrificateurs assermentés officient dans certains abattoirs agréés afin de respecter à la fois les pratiques rituelles et les dispositions légales en matière de protection animale et d’éviter toute souffrance inutile avant la mort de l’animal. Dans le département des Alpes-de-Haute-Provence, seul l’abattoir de Sisteron est autorisé à pratiquer l’abattage rituel. L’abattage ne peut se réaliser que dans cet abattoir. Il permet de garantir au consommateur à la fois la qualité sanitaire de la viande – chaque mouton étant inspecté par les agents vétérinaires de la direction départementale de la cohésion sociale et de la protection des populations – le respect de l’animal et celui de l’environnement (destruction des déchets).Pour obtenir une carcasse de mouton, les fidèles peuvent s’adresser à leur boucher ou prendre rendez-vous auprès de l’abattoir de Sisteron (04 92 61 35 33) afin notamment de déterminer les créneaux horaires de récupération des carcasses et d’éviter ainsi une attente excessive. Outre les sanctions pénales auxquelles s’exposent les pratiquants se livrant à un abattage clandestin, c’est aussi leur santé et celle de leur famille qu’ils mettent en péril. En effet, l’inspection sanitaire et le retrait des matériels à risques spécifiés (MRS) qui s’appliquent aux animaux des espèces bovine, ovine ou caprine, constituent, en termes de santé publique, des mesures de sécurité essentielles au regard du risque de transmission des maladies et des encéphalopathies spongiformes subaigües. La vente directe d’agneaux sur pieds aux consommateurs est autorisée, à la seule condition que l’éleveur assure le transport à destination de l’abattoir agréé en respectant les mesures définies dans l’arrêté préfectoral n° 2020-185-018 du 3 juillet 2020.La détention et le transport d’un ovin par les particuliers étant interdits, les personnes qui ont acheté des moutons à un éleveur ne peuvent pas les transporter. Par ailleurs, Olivier JACOB, préfet des Alpes-de-Haute-Provence, rappelle aux responsables de l’organisation de cérémonies religieuses et de rassemblements festifs l’obligation de respecter les mesures barrières.

Les mesures barrières socles à respecter sont :

– se laver régulièrement les mains à l’eau et au savon (dont l’accès doit être facilité avec mise à disposition de serviettes à usage unique) ou par une friction hydro-alcoolique ;

– se couvrir systématiquement le nez et la bouche en toussant ou éternuant dans son coude ;

– se moucher dans un mouchoir à usage unique à éliminer immédiatement dans une poubelle ;

– éviter de se toucher le visage, en particulier le nez, la bouche et les yeux.

Les masques doivent être portés systématiquement par tous dans les lieux de culte, et plus largement dès lors que les règles de distanciation physique ne peuvent être garanties.

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