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Hautes-Alpes / pollution de la Luye : les activités d'eau vive suspendues jusqu'au 31 août

La Luye est polluée au niveau du parc de la Pépinière à Gap. L'origine de cette pollution est à cette heure indéterminée par les autorités, mais on peut déjà en constater des conséquences au niveau de la faune piscicole sur place, puisqu'une importante mortalité a été constatée dans le rivière ce jeudi matin. Le secteur concerné se situe au niveau de la Blache et s'étant sur un peu plus de 2km jusqu'à la station d'épuration. Une enquête est en cours et trois plaintes vont être déposées par La Gaule gapençaise, la Fédération départementale de pêche et la mairie de Gap qui vont porter plainte contre X. La municipalité informe ce vendredi que toute activité d'eau vive, de pêche et de loisirs est suspendue sur la Luye, sur le territoire de la commune de Gap, et ce jusqu'au 31 août prochain sur décision de la préfecture. Selon nos informations, l'origine de cette pollution réside dans un colis percé lors de sa livraison mais qui ne présenterait pas de danger durable pour l'environnement.

Le communiqué de la municipalité ce vendredi :

Une importante mortalité piscicole a été constatée dans la rivière La Luye le matin du 30 juillet 2020 sur le secteur de la Blache et s’étendant sur un peu plus de 2 km jusqu’à la station d’épuration de la commune de Gap. L’Office français de la biodiversité (OFB) ainsi que les services de l’État dans les Hautes-Alpes (Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement – DREAL, Direction départementale des territoires – DDT) ont effectué des prélèvements aux fins d’analyse afin de permettre d’identifier les origines de la pollution. Aucune poursuite de déversement ni d’extension de la pollution ne sont à ce jour constatées. Par mesure conservatoire d’urgence, Martine CLAVEL, préfète des Hautes-Alpes, a pris un arrêté portant interdiction de la pratique des sports d’eaux vives, de pêche et des activités de loisirs sur la Luye, sur le territoire de la commune de Gap, jusqu’au 31 août 2020. Une procédure judiciaire est parallèlement ouverte en lien avec le parquet de Gap. L’Office français de la biodiversité rappelle que le fait de déverser des substances quelconques susceptibles de nuire à la faune ou à la flore dans les eaux superficielles constitue un délit pénal susceptible de condamnation pouvant atteindre deux ans d’emprisonnement et 75 000 euros d’amende.

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