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Alpes du Sud : les précisions du gouvernement Castex après les annonces d'Emmanuel Macron

Après les annonces d'Emmanuel Macron ce mercredi soir, c'était au tour du premier ministre Jean Castex, et de quelques ministres, d'en préciser les modalités.

Concernant le couvre-feu qui débute à partir de samedi entre 21 heures et 6 heures en Ile-de-France et dans 8 métropoles (Grenoble, Lille, Lyon, Aix-Marseille, Montpellier, Rouen, Saint-Etienne et Toulouse), Jean Castex annonce que tous les lieux, commerces ou services publics recevant du public seront fermés, mais que ces règles doivent s'appliquer avec bon sens. Quelques déplacements seront néanmoins autorisés : raisons de santé, professionnelles, travail de nuit, train ou avion après 21 heures, un proche en situation de dépendance, ou sortie d'un animal de compagnie. Une nouvelle attestation obligatoire pour sortir entre 21 et 6 heures sera prochainement disponible sur le site du ministère de l'Intérieur.

Pour autant, toutes les fêtes privées (mariages ou fêtes étudiantes) seront interdites dans toute la France. Cette mesure n'est plus limitée qu'aux zones en alerte maximale.

En cas de non-respect de ces règles, une amende de 135 euros est prévue, et au bout de trois fois, 6 mois de prison et 3750 euros d'amende. 12 000 policiers et gendarmes sont mobilisés pour cette occasion chaque nuit.

Du point de vue de l'économie, un nouveau protocole devra être mis en place, a déclaré la ministre du Travail Elisabeth Borne. Un nombre de jours minimal de télétravail par semaine est à déterminer par les entreprises pour les postes qui le permettent, et d'étaler les heures d'arrivée et de départ. La ministre espère l'appliquer dès la semaine prochaine.

Bruno Le Maire, ministre de l'Economie, a pris la parole pour détailler les aides apportées aux entreprises de moins de 50 salariés et en zone de couvre-feu. Si elles ont perdu 50 % de leur chiffre d'affaires par rapport à 2019, elles pourront bénéficier d'une aide allant jusqu'à 1500 euros pendant toute la durée du couvre feu. Le Fonds de solidarité pour toutes les entreprises de moins de 50 salariés est rétabli. Le Fonds de solidarité ira jusqu'à 10 000 euros par mois pour les entreprises de l'hôtellerie, des cafés, de la restauration, de la culture de l'événementiel et du sport, subissant des pertes de chiffre d'affaires de 50 % (contre 70 % auparavant). Les prêts garantis par l'Etat sont finalement accessibles jusqu'au 30 juin 2021 (initialement le 31 décembre 2020).

Pour les restaurateurs de toute la France, un protocole sanitaire renforcé va s'appliquer, qui prévoit la limitation à 6 du nombre de clients par table. L'enregistrement des noms des clients sera aussi obligatoire. Ici aussi, cette mesure ne s'appliquait que dans les zones d'alerte maximale.

Au niveau du secteur de la culture, très affectée par la crise sanitaire, des discussions vont s'ouvrir dès ce vendredi avec la ministre de la Culture Roselyne Bachelot.

Les personnels soignants qui renonceront à leurs congés annuels "dans les prochaines semaines", à commencer par les vacances de la Toussaint, recevront une "indemnité compensatrice" de 110 à 200 euros brut par jour, a annoncé jeudi Jean Castex.

 

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Bien entendu nous sommes tous presque "traumatisés " par ce que vit notre pays depuis le mois de mars dernier "et au moins jusqu'à l'été 2021" pour reprendre les mots du président de la République. Chacun d'entre nous pense aussi à tous ces restaurateurs, cinémas , salles de spectacles...qui se retrouvent dans les plus grandes difficultés. 

Mais comme toujours dans la vie à chaque chose malheur est bon ; Voilà 20 millions d'habitants qui vont se retrouver privés de sorties ou de restaurants par leur fermeture dans les zones d'alerte maximales et à présent en conséquence par couvre-feu de 4 semaines en île de France mais aussi dans les métropoles d' Aix-marseille, Grenoble, Lyon , Montpellier soit tout autour des chez nous ou encore à Lille, Toulouse, Rouen et Saint-Étienne.

D'où, comme cela s'est passé cet été , l'espoir de vacances de la Toussaint et de week-ends très fréquentés dans les Hautes-Alpes et les Alpes de Haute-provence où beaucoup vont probablement choisir de venir "au bon air" comme on l'a vu cet été mais aussi profiter, on en doute pas, de nos établissements... à 6 maximum s'ils suivent bien les préconisations du chef de l’État qui a confirmé que les déplacement inter régions demeuraient autorisés.

Bref venir "s'aérer" comme l'a aussi conseillé Emmanuel Macron.

 

Résumé

"Nous en avons jusqu'à l'été 2021 au moins " Le Président de la République a tristement donné le ton ce mercredi soir suite à la 2è vague de Covid-19.

La situation est préoccupante et nous devons être ni inactif ni dans la panique, c'est par ces mots que le Président de la République a ouvert son intervention télévisée consacrée à la Covid 9 . "Nous n'avons pas perdu le contrôle pour autant " a t'il indiqué tout en confirmant  la mise en place d'un couvre-feu à Paris (Ile de France) et dans 8 métropoles pendant 4 semaines de 21h à 6h : Aix-marseille, Rouen, Montpellier, Grenoble, Lyon, Saint-Etienne, Lille et Toulouse soit environ 20 millions d'habitants. Le couvre-feu est décidé pour une durée de 4 semaines, à compter de samedi 0h01. Le gouvernement se donne six semaines pour analyser les effets du couvre-feu, puis le lever potentiellement en fonction des résultats.

"Il serait disproportionné de reconfiner le pays. Notre objectif doit être de réduire les contacts privés qui sont les contacts les plus dangereux. C’est-à-dire les moments de relâchement où l’on va se retrouver avec des gens qui ne sont pas dans notre cellule familiale […] et pendant lesquels on risque de s’infecter. Donc oui, le couvre-feu est une mesure pertinente", a déclaré le chef de l'Etat.

Les déplacements entre les régions demeurent autorisés.Si le gouvernement a choisi de ne pas interdire les déplacements pour les vacances de la Toussaint, Emmanuel Macron rappelle aux Français de prendre leurs responsabilités face au virus en appliquant scrupuleusement les gestes barrière.

La violation du couvre-feu sera passible d'une amende de 135 €, a précisé Emmanuel Macron ce mercredi soir. Pour autant "On doit continuer de pouvoir aller au travail dans tous les secteurs", a dit Emmanuel Macron. "Pour celles et ceux qui ont des urgences, par exemple sanitaires, il y aura des autorisations". "Il n'y aura pas une interdiction de circuler entre 21 heures et 6 heures du matin, il y aura une stricte limitation aux bonnes raisons", excluant celles d'aller "chez des amis" ou "faire la fête", des occasions où l'on se "contamine", a explicité le président de la République. Dès samedi, les Français devront fournir une attestation justifiant le motif de leur sortie lors du couvre-feu. "On va définir les cas de bon sens qui permettront de circuler", dit Emmanuel Macron.

Le chômage partiel à plein va être réactivité pour l'hôtellerie, tourisme, évènementiel, culture et sport, fait savoir Emmanuel Macron. Il assure que d'autres dispositifs seront mis en place pour leur venir en aide, sans entrer dans les détails.Les bars et les restaurants fermeront leurs portes à 21h, confirme Emmanuel Macron à Gilles Bouleau. "Si vous habitez à côté du restaurant, vous pouvez le quitter et à 21H être chez vous. Si vous avez une demi-heure de transports, vous devrez vous organiser pour le quitter à 20h30", développe-t-il. Il n'exclut cependant pas des "éléments de concertation locale".

Dans le reste du pays le Président a demandé au respects des gestes barrières : distance ,n masque et lavage de main et penser à aérer. Parmi les objectifs pas plus de 6 à table ni dans tout rassemblement !

"Au restaurant, on a dit pas plus de 6 à table. Eh bien au maximum, pour nos vies personnelles, on essaie, [...] quand on invite des amis, de ne pas être plus de six à table", a détaillé Emmanuel Macron

"Cette règle des six, qui est une règle de bon sens, il faut essayer de l'appliquer à soi-même."

S'agissant du télétravail : "Le télétravail, c'est un outil quand on l'utilise intelligemment. Si c'est une règle nationale, là maintenant, parfois on ré-isole les gens", a estimé Emmanuel Macron. "Il faut du bon sens mais ce n'est pas la panacée", a-t-il ajouté, préconisant toutefois "deux à trois jours de télétravail par semaine".

Lors de son interview, le chef de l'Etat dit souhaiter mettre en place une stratégie "Tester, alerter, protéger", qui devra "monter en puissance tout le mois de novembre, et en décembre". "Nous en avons jusqu'à l'été 2021 au moins avec ce virus (...) et il faut qu'on arrive à beaucoup mieux suivre ce virus", soutient-il.

Pour tester, Emmanuel Macron souhaite recourir aux tests antigéniques qui peuvent fournir des résultats en 15 à 30 minutes. Des techniques sont d'autre part développées pour analyser plus vite et en plus grandes quantités.Pour alerter, le président de la République fait savoir qu'une nouvelle application, suite au flop de Stop Covid, va être développée. Elle s'appelle "Tous anti-Covid". Elle sera présentée le 22 octobre et fournira des informations sur la circulation du virus dans le secteur de l'utilisateur et donnera aussi les points où il est possible de se faire tester.

Pour protéger, le gouvernement souhaite être "très strict sur les 7 jours d'isolement, même quand on n'a pas de symptômes".

Le gouvernement a rétabli par ailleurs ce mercredi par décret l'état d'urgence sanitaire, qui avait pris fin le 10 juillet, à partir du 17 octobre à 00H00 sur l'ensemble du territoire national, en raison de l'aggravation de l'épidémie de Covid-19.
"Eu égard à sa propagation sur le territoire national, l’épidémie de Covid-19 constitue une catastrophe sanitaire mettant en péril, par sa nature et sa gravité, la santé de la population. Elle justifie que l'état d'urgence sanitaire soit déclaré afin que les mesures strictement proportionnées aux risques sanitaires encourus et appropriées aux circonstances de temps et de lieu puissent être prises", indique le compte-rendu du Conseil des ministres.
 

 

 
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