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Couvre-feu dans toutes les Hautes-Alpes : les conséquences concrètes

Voici les mesures de fermetures détaillées lièes au couvre-feu en vigeur à partir de ce samedi 0h01!

Il convient par exemple de bien noter que tous les bars du département devront fermer leurs portes pendant 6 semaines.

Ce n'est pas le cas es bars-restaurants, brasseries etc... (Commerces dont la majeure partie du chiffre d’affaire découle de la restauration. ( piste d’interprétation)

comme le précise le maire de Monètier-Allemont qui comme beaucoup de maires de la région a du se renseigner pour clarifier les choses.

 

 

 

Classement total du département des Hautes-Alpes en alerte maximale.

C'est donc tout le département haut-alpin qui va être placé sous le régime du couvre-feu à partir de ce samedi soir. Un coup dur dans un département où nous nous croyions jusque-là à l'abri des gros soucis.
En fait, le département des Hautes-Alpes est tout simplement au-dessus du seuil d'alerte maximale, c’est-à-dire du taux d'incidence de 250 pour 100 000, même si, évidemment, les situations sont nuancées avec un grand Briançonnais où les chiffres explosent, où la situation est tout simplement inquiétante, et le reste du territoire où les taux d'incidence et de positivité sont certes forts mais moins élevés.
Alors, au même titre que de nombreux autres départements français après les neuf métropoles d'Aix-Marseille, Lyon, Grenoble, Paris, Île-de-France, c'est donc tout le département des Hautes-Alpes, le plus haut département de France, qui se retrouve sous le régime du couvre feu avec des mesures bien plus contraignantes même si on est encore loin évidemment du confinement général que redoute chacun d'entre nous, et qui à ce stade, ne peut pas être exclu.

Voici la liste des 54 départements concernés par le couvre-feu : l'Ain, les Hautes-Alpes, les Alpes-Maritimes, l'Ardèche, les Ardennes, l'Ariège, l'Aube, l'Aveyron, les Bouches-du-Rhône, le Calvados, la Haute-Corse, la Corse-du-Sud, la Côte-d'Or, la Drôme, le Gard, la Haute-Garonne, l'Hérault, l'Ille-et-Vilaine, l'Indre-et-Loire, l'Isère, le Jura, la Loire, la Haute-Loire, le Loiret, la Lozère, le Maine-et-Loire, la Marne, la Meurthe-et-Moselle, le Nord, l'Oise, le Pas-de-Calais, le Puy-de-Dôme, les Pyrénées-Atlantiques, les Hautes-Pyrénées, les Pyrénées-Orientales, le Bas-Rhin, le Rhône, la Saône-et-Loire, la Savoie, la Haute-Savoie, Paris, la Seine-Maritime, la Seine-et-Marne, les Yvelines, le Tarn, le Tarn-et-Garonne, le Var, le Vaucluse, la Haute-Vienne, l'Essonne, les Hauts-de-Seine, la Seine-Saint-Denis, le Val-de-Marne, le Val-d'Oise.

 

A propos du couvre-feu :
Le couvre-feu, cela signifie une fermeture des établissements recevant du public entre 21 et 6 heures chaque nuit. Cela implique dans les Hautes-Alpes la fermeture totale des bars et des salles de sport. Concernant les lieux, les établissements de santé et médico-sociaux, les structures d'accueil des plus précaires, les hôtels, restaurants faisant la livraison à domicile ou encore les établissements publics qui assurent un service de nuit, comme notamment les commissariats, peuvent cependant rester ouverts. Quelques déplacements sont autorisés : raisons de santé, professionnelles, travail de nuit, train ou avion après 21 heures, un proche en situation de dépendance, ou sortie d'un animal de compagnie. Une nouvelle attestation obligatoire pour sortir entre 21 et 6 heures est disponible sur le site du ministère de l'Intérieur. En cas de non-respect de ces règles, une amende de 135 euros est prévue, et au bout de trois infractions, 6 mois de prison et 3750 euros d'amende. 12 000 policiers et gendarmes sont mobilisés pour cette occasion chaque nuit. Bien au-delà donc de la fermeture des bars et restaurants à 22h déjà en œuvre depuis mercredi soir.

Parmi les annonces du gouvernement :

46 millions de Français sous couvre-feu et 54 départements concernés, dont 38 nouveaux et la Polynésie. Des règles en place dès ce vendredi soir minuit.

Les chiffres sont alarmants au niveau national, le taux d'incidence sur les derniers jours en France a atteint 251 pour 100 000 personnes, soit "une augmentation de 40 %", avec aussi un doublement des cas ces quinze derniers jours. Les plus de 65 ans sont la tranche d'âge la plus touchée, où le nombre de cas a triplé en six semaines.

"Les semaines qui viennent seront dures, nos services hospitaliers seront mis à rude épreuve et le nombre de morts va continuer d'augmenter (...) Le mois de novembre sera éprouvant, nous le savons déjà". Le premier ministre Jean Castex ne mâche pas ses mots.

Le ministre de la Santé Olivier Véran a pris ensuite la parole. Il a rappelé la rapide diffusion du virus sur le territoire. Des chiffres qui doublent tous les quinze jours. La région Auvergne-Rhône-Alpes est par ailleurs considéré comme le centre de l'épidémie en France. Selon le ministre, la progression du virus est moins rapide que pendant la première vague. Il espère d'ailleurs un premier frémissement dès la semaine prochaine, signe du bien fondé du couvre-feu. De 5800 lits cet été en réanimation, l'effectif va monter d'ici quinze jours à 7700 places.

Autre annonce forte : le lancement de l'application "Tous AntiCovid" dès ce jeudi, disponible au téléchargement sur les plateformes. Cédric O, secrétaire d'Etat à la Transition numérique, en a expliqué son fonctionnement : "si vous avez croisé le chemin d’une personne contaminée dans un lieu recevant du public et que vous avez tous deux l’application, vous recevrez les résultats du dépistage immédiatement. Ce qui permettra de vous isoler plus vite".

La ministre de la Culture Roselyne Bachelot a pris la parole, pour saluer les efforts faits par les professionnels de la culture. Le gouvernement va débloquer 85 millions d'euros d'aides pour le spectacle vivant. Pour le spectacle vivant musical, le fonds de sauvegarde et de compensation sera doté de 55 millions d'euros supplémentaires. Il sera proposé au Parlement de prolonger l'exonération de taxe sur les spectacles au premier semestre 2021 pour alléger les charges des entreprises. Pour le cinéma, 30 millions d'euros d'aides, soit au total 115 millions d'euros injectés pour le spectacle et la culture."

Jean Castex a rappelé que le gouvernement n'hésiterait pas à prendre des mesures plus contraignantes si les résultats du couvre-feu n'étaient pas probants. Mais si ces mesures fonctionnaient, un allègement des contraintes pourrait être envisagé.

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