FOND_ECRAN_Komilfo_MARS_2017

Risque d'attentat : L'état renforce ses contrôles et la surveillance aux frontières, en particulier à Montgenèvre.

Ce mardi 16 novembre, Martine Clavel Préfète des Hautes-Alpes s'est rendu dans les locaux de la police aux frontières de Montgenèvre pour y faire un point presse en compagnie  du colonel Lionel BOUNEOU, commandant le groupement de gendarmerie départementale, du commissaire Joël-Patrick TERRY, directeur départemental de la sécurité publique, du commandant Jérôme BONI, directeur interdépartemental de la police aux frontières de Montgenèvre et du commandant Jean-Yves IGONENC, délégué militaire départemental adjoint. L'état a décidé de doubler les effectifs aux frontières plus particulièrement entre la France et l'Espagne et la France et l'Italie. Actuellement 2400 personnes sont affectées à la surveillance de ces frontières. Désormais, ce seront 4800 effectifs qui se déploieront sur ces différentes frontières, en particulier chez nous à la frontière Italienne. La menace terroriste très élevée sur le territoire Français motive donc ce renforcement de la surveillance en relevant au niveau le plus élevé le plan VIGIPIRATE (urgence attentat). Cela permet de mobiliser un plus grand nombre de forces de l'ordre pour protéger les populations sur notre territoire, en particulier grâce à nos armées qui interviennent dans la cadre de la mobilisation sentinelle. Jusqu'à ce jour 3000 hommes et femmes militaires étaient mobilisés pour cette opération sentinelle, dorénavant ils sont 7000 à patrouiller dans les rues des villes Françaises. L'objectif est donc d'assurer la sécurité des populations et de renforcer le contrôle aux frontières. L'espace schengen suppose que les contrôles soient effectués aux portes d'entrées en Europe,  mais depuis l'attentat de Nice, la France souhaite reprendre la main sur le contrôle de ses frontières nationales. Le 9 décembre prochain un projet de loi sera présenté par le gouvernement, pour lutter contre les réseaux maffieux et la traite des êtres humains au plan international, mais également pour mieux agir contre les organisations terroristes. Dans les Hautes-Alpes ce renforcement des effectifs se traduit sur le terrain par l'apport d'une dizaine de policiers aux frontières, une vingtaine de réservistes de la gendarmerie nationale et une trentaine de militaires des forces sentinelles, plus un escadron de gendarmes mobiles. Ce renfort de nouvelles forces de l'ordre est affecté dans notre département pour une durée indéterminée.

controle aux frontières
Hautes-Alpes