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70 ans après, une aura de mystère enveloppe le crash de l'Obiou

C'était il y a 70 ans, le 13 novembre 1950,  un avion canadien se crashait sur la Grande tête de l'Obiou en Isère, à la frontière avec les Hautes-Alpes. Le bilan était de 58 victimes, 51 passagers et 7 membres d'équipage; des pèlerins qui rentraient d'un voyage à Rome.

Quatre ans plus tôt, en 1946, un avion de l’US air force avait eu un accident au même endroit. On avait déploré alors déploré 4 morts.

Le Dc4  en provenance de Rome avait dont heurté le sommet de la crête à 2790 m, manquant le passage d'une trentaine de mètres.  Pendant 6 jours secouristes et habitants se relayèrent pour redescendre les corps à pied  jusqu'à un téléphérique forestier.

Autour de cet accident subsistent des légendes  qui n'ont pas été vraiment étayées et notamment l'hypothèse de pilleurs qui auraient dérobés l'argent et les riches ornements des pèlerins avant l’arrivée des sauveteurs , autant d'hypothèse évoquées dans le petit musée du patrimoine de Pellafol au pied de l'Obiou.

Quant à la cause du drame, c'est l'erreur de navigation qui a été retenue par l’enquête officielle en raison du mauvais temps et du vent violent qui soufflait mais plusieurs chercheurs et descendants ont identifié des incohérences et échafaudé d'autres  hypothèses comme celle d'un  détournement vers Moscou...on était alors en pleine guerre froid. Un détournement d’avion par des espions russes pour récupérer des documents importants qui transitaient entre le Vatican et l’Amérique du Nord. Ce qui est certain, c'est que le pilote volait en effet à plus de 100km de la trajectoire normale, celle de la vallée du Rhône qu’il aurait dû emprunter pour remonter vers Paris.

Autre hypothèse : Avant de décoller de Rome, le pilote aurait signalé un problème sur le 4eme moteur. Après quelques vérifications il aurait décollé malgré tout, plus ou moins contraint. Sachant qu’il y avait ce problème il n’aurait pas survolé la Méditerranée mais aurait fait le choix de remonter vers le nord de l’Italie (au dessus des terres), puis de survoler les Alpes pour aller au plus vite  (le plus directement) vers Paris.  Manquant de puissance-moteur,  ,il aurait demandé à la tour de contrôle de baisser son altitude à moins de 3000m  sans savoir qu’il y avait encore un sommet à 3000m…..l’Obiou. De quoi mettre en cause la compagnie aérienne mais le carnet de bord  de l’avion où tout était consigné, avait été retrouvé  juste après l’accident puis a disparu définitivement. Il n’a plus jamais été retrouvé indique le site "Mémoires du Champsaur" dans un dossier à retrouver ICI

Dans les villages à côté, les habitants se souviennent encore et certains ont même conservé chez eux des reliques récupérées parmi les débris de l'avion. Une partie de ces débris ont d'ailleurs servi à fabriquer une stèle dans le cimetière canadien du sanctuaire de  la Salette près de Corps qui sans la crise aurait du être illuminé cet année du 70è anniversaire. 

C'est dans ce village de Corps en Isère où nous nous sommes rendus pour interroger les habitants à jamais marqués par cette tragédie. 

 Notre reporter Hugo Guyon s'est rendu au musée de Pellafol pour en savoir plus. 

20_11_2020_PAD_Obiou_partie2_HG666 from ALTO Dici Radio on Vimeo.

 

 

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