Résalp

Le livre de l'année 2020 : Sur les pas de Luc Bronner et des habitants de Chaudun qui ont fini par vendre leur village

6 août 1895 : est-ce une fête ? Est-ce une déchirure ? Les habitants signent l’abdication de leur village. Ils viennent de le vendre à l’État pour que l’Office national des forêts reprenne en main ce paysage détruit par les hommes, par le déboisement et le surpâturage.

Sont-ils soulagés ? Sont-ils honteux d’abandonner leur lutte face à la montagne ? Pour la deuxième fois dans leur histoire, les habitants quittent le village de Chaudun à 1400 mètres d'altitude au pied du pic de Bure derrière le col de Gleize.

Comme au XVIe siècle c’est trop "dur" de vivre, voire de survivre là, au bord du petit Buëch.
Pour aller à Chaudun étonnamment on ne monte pas, on descend un peu comme une descente aux enfers, mais pourtant lorsque l’on y arrive, résonnent encore les cris de joie, les jeux des enfants... en tendant l’oreille on y entend aussi les pleurs, les cris de douleur, les réactions de désespoir comme au moment de la mort de tant de jeunes enfants.

C’est sur ce chemin que nous a conduit Luc Bronner. Haut-Alpin devenu directeur des rédactions du journal Le Monde et passionné de montagne, il a écrit là un superbe ouvrage renseigné, charnel et lucide.
Par son passé, Chaudun nous éclaire sur l’avenir.

Alors installez-vous bien et suivez les pas de Jean-Marc Passeron, lui-même sur les pas de ses ancêtres de Chaudun.
 

Montagne blessée
Hautes-Alpes
Chaudun