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Hautes-Alpes : Pour Patrick Ricou, maire d'Orcières, la crainte d'une saison blanche est désormais bien là

La décision a donc été tranchée en Conseil de défense ce mercredi. Au vu de la situation sanitaire qui est toujours très préoccupante en France, les remontées mécaniques des stations de ski ne rouvriront pas ce jeudi 7 janvier, alors que les opérateurs attendaient depuis plusieurs jours une décision gouvernementale.

Le secrétaire d'État chargé du Tourisme Jean-Baptiste Lemoyne a informé le président des Domaines skiables Alexandre Maulin que les remontées mécaniques ne rouvriraient pas, sans toutefois pouvoir lui donner de nouvelle date.

« Le gouvernement est bien conscient qu’il y a un besoin de visibilité pour le secteur de la montagne et on s’attache à leur donner le plus vite possible cette visibilité pour la suite de la saison », a ajouté le secrétaire d’Etat, précisant toutefois qu’aucune nouvelle date ne devrait être fixée avant le Conseil de défense de la semaine prochaine, c'est à dire le mercredi 13 janvier.

Dans les stations, on commence à vraiment se poser des questions jusqu'à craindre une saison blanche ce qui serait évidement catastrophique.

Quant à l'idée qui viserait à ne rouvrir que dans les départements les moins touchés, elle est loin de faire l'unanimité. Il s'agirait en l'état des chiffres de l'ARS de rouvrir les remontées dans les Savoies, en Isère, dans les Alpes de Haute-Provence, dans les Pyrénées mais pas dans les Hautes-Alpes, le Jura, les Vosges, les Alpes Maritimes ... qui font parti départements en rouge avec un couvre feu avancé à  "C'est non" a clairement dit le maire des Orres et vice-président des maires de stations ce mercredi sur D!CI TV évoquant le surréalisme que constituerait une fermeture des remontées dans les Hautes-Alpes et une ouverture dans les Alpes de Haute Provence avec pourtant des populations qui se croisent et s'entrecroisent.

Le tout au moment où on continue à skier en suisse, en Espagne, en Autriche ou en Andorre sachant qu'en Italie on envisage une réouverture pour le 18 janvier "au mieux".

Autant dire que des actions de mécontentement et de pression sur le gouvernement se préparent.

A cela s'ajoutent à présent des doutes du monde économique sur les chiffres de taux d'incidence et de contamination de l'ARS dans les Hautes-Alpes mais aussi des problèmes quant au plan d'indemnisation de l’État.

En effet, outre les remontées mécaniques, les commerces de station doivent être aidés " y compris ceux en vallée" avait dit le Premier ministre.

Problème : cela vaut pour le territoire des Com Com ou agglomérations où il y a des stations. Résultat l'agglomération de Gap (ou la Com com de l'Avance) en sont exclus alors que c'est là que ce trouvent une bonne part des entreprises logistique des stations!

Reste les commerces de stations qui considèrent pour beaucoup que les aides annoncées ne sont pas à la hauteur et où il est craint jusqu'à 50% de dépôt de bilan. ils voudraient des a&des à hauteur de 40 % du chiffre d'affaire.

Mais le plus délicat réside sûrement dans la situation des saisonniers qui même au chômage partiel ont vu leurs ressources baisser de 30 %  et fondre comme neige au soleil...

C'est tristement le cas de le dire.

Alors que pendant plusieurs semaines l'espoir était présent, et même bien présent avant les fêtes, de voir les stations rouvrir pour le 7 janvier, date de la clause de revoyure prévue par le gouvernement sur ce sujet, aujourd'hui, l'espoir a laissé place à la crainte de voir carrément les stations ne pas ouvrir du tout pour cette saison, une perspective évidemment catastrophique pour l'ensemble du monde économique dans les Hautes-Alpes. Patrick Ricou, maire d'Orcières-Merlette, partage cette inquiétude, bien que la priorité à cette heure pour lui soit d'obtenir un calendrier détaillé le plus rapidement possible pour, si les stations ouvrent, permettre aux vacanciers de prévoir leurs congés et aux stations de se préparer à accueillir les touristes au mieux :

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