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Fermeture des stations: "j’ai le témoignage de saisonniers contraint de vendre leurs alliances" Éric Becker de Force Ouvrière

Parmi les rencontres à Risoul ce mardi , Éric Becker le représentant de Force Ouvrière est perçu comme le représentant principal des saisonniers des stations de sports d’hiver.

Et vous allez entendre son propos est difficile pour ne pas dire douloureux. Il a reçu le témoignage de très nombreux saisonniers dans la difficulté pour pas dire dans la détresse. Certains étant même contraints de vendre leurs alliances.
Selon lui, seul 40 % des saisonniers sont réellement indemnisés et tous les autres sont dans la galère. Éric Becker avertit l’État : "tout cela va très mal se terminer il risque d’y avoir des morts" :

 

Un baroud d’honneur ? À la veille des annonces gouvernementales concernant les stations de sports d’hiver, les saisonniers, les socioprofessionnels et les élus se sont mobilisés à Risoul pour démontrer que, malgré la crise sanitaire, il était possible d’ouvrir les remontées mécaniques et de faire, comme l’on dit, les vacances de février.
Une belle initiative fédératrice mais qui ce mardi avait un goût amer. En effet, l’ambiance était plutôt fataliste car plus personne ne croit à l'annonce d'une bonne nouvelle. Les chiffres sont là et quelque soit les arguments, personne n'imagine le gouvernement annoncer en ce milieu de semaine l’ouverture des remontées mécaniques dans quinze jours pour les vacances de février.

Alors chacun en est presque à espérer un miracle pour sauver cette saison mais c'est surtout un sentiment d’inquiétude que l’on a ressenti : celui qui vise à imaginer les conséquences économiques et sociales sur tout de ce que sera cette saison blanche.
Et c’est encore plus vrai dans un département comme les Hautes-Alpes dont une bonne moitié de l’économie dépend de l’activité des stations de sports d’hiver.
Alors bien sûr, il y a les aides annoncées mais elles sont loin d’être à la hauteur pour nombre de saisonniers qui se retrouvent au mieux avec 70 % de leurs revenus avec en perspective beaucoup de problèmes liés à leurs droits au chômage à l’intersaison.
Il y a aussi les sociétés de remontées mécaniques et les commerçants qui ont bien entendu les annonces gouvernementales sur la prise en charge des pertes de chiffre d’affaires mais qui aimeraient bien que tout cela devienne nettement plus concret.
Alors ce mardi à Risoul, les saisonniers avaient bien fait les choses. Tout un parcours où l’on voit bien que l’on respecte tous les gestes barrières et les règles sanitaires : aller récupérer son forfait, louer des skis, passer à l’Ecole du ski français puis prendre le télésiège, le tout sans risque à l’image également des autres activités de la station.
Une bonne et belle initiative mais qui a peu de chances malheureusement de peser sur les décisions du gouvernement où le rationnel s’incline devant la communication sanitaire.
Comment dire en effet aux Français qu’on est sous couvre-feu et peut-être bientôt à nouveau confiné et annoncer que c’est open-bar dans les stations de sports d’hiver ?  

Parmi les rencontres à Risoul, Éric Becker le représentant de Force Ouvrière est perçu comme le représentant principal des saisonniers des stations de sports d’hiver.

Et vous allez entendre son propos est difficile pour ne pas dire douloureux. Il a reçu le témoignage de très nombreux saisonniers dans la difficulté pour pas dire dans la détresse. Certains étant même contraints de vendre leurs alliances.
Selon lui, seul 40 % des saisonniers sont réellement indemnisés et tous les autres sont dans la galère. Éric Becker avertit l’État : "tout cela va très mal se terminer il risque d’y avoir des morts" :

19_01_2021_Plateau_Risoul_Eric_Becker_HG996mp4 from ALTO Dici Radio on Vimeo.

 

éprouvant
Hautes-Alpes