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Hautes-Alpes : le groupe "Génération Identitaire" menacé de dissolution par Gérald Darmanin

Le groupe "Génération Identitaire" menacé de dissolution. Le groupe avait fait parler de lui après ses nombreuses actions à la frontière franco-italienne à Montgenèvre et Névache. Gérald Damarnin, ministre de l'Intérieur, a indiqué ce mardi être "scandalisé" par leurs opérations anti-migrants dans les Alpes et les Pyrénées. Il a annoncé, lors d'une conférence de presse à Paris, vouloir réunir des éléments afin de dissoudre le groupe d'extrême droite. C'est la première fois que le ministre condamne publiquement ces agissements.

Notez qu'en décembre dernier, Clément Gandelin, Romain Espino et Damien Lefèvre avaient été relaxés par la cour d'appel de Grenoble. Les militants avaient été condamnés à 6 mois de prison ferme par le tribunal de Gap en 2019 pour "activités exercées dans des conditions de nature à créer dans l'esprit du public une confusion avec l'exercice d'une fonction publique". Ils étaient poursuivis après des opérations menées à la frontière franco-italienne, au col de l'Echelle, en 2018.

Article précedent :

Les militants de Génération Identitaire qui avaient fait le "buzz" à la frontière Frano-Italienne à Montgenèvre et Névache ont été relaxés ce jour de toute poursuite par la cour d'appel de Grenoble.

Clément Gandelin, Romain Espino et Damien Lefèvre (dit Damien Rieu)  avaient été condamnés à 6 mois de prison ferme en août 2019 par le tribunal de Gap, pour "activités exercées dans des conditions de nature à créer dans l'esprit du public une confusion avec l'exercice d'une fonction publique".  

Ils avaient participé au blocage de la frontière franco-italienne au col de l'Échelle et empêché le passage de migrants entre le 22 avril et le 29 juin 2018 dans les Hautes-Alpes. Des patrouilles anti-migrants avaient également été organisées avec d'autres membres de l'association pour surveiller leur passage à la frontière franco-italienne du Briançonnais. Ils avaient  été condamnés, à l'époque, à 2000 € d'amende et privation des droits civils, civiques et familiaux pendant cinq ans. Le groupe Génération Identitaire devait s'acquitter d'une amende de 75 000 euros.

La cour d'appel de Grenoble a estimé que les éléments constitutifs de l'infraction 'étaient pas caractérisés, retenant "une action à visée médiatique et annoncée comme telle".

 

Ci joint : le communiqué

 

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